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Journée nationale de l’architecte : Un métier face aux mutations




Journée nationale de l’architecte : Un métier face aux mutations
A l’occasion  de la commémoration du 26ème anniversaire du Discours historique que Feu S.M. le Roi Hassan II a prononcé le 14 janvier 1986 devant le corps des architectes, l’Ordre national des architectes en collaboration avec le Conseil  régional du Gharb–Chrarda–Beni Hsen–Kénitra, organise à Kénitra  le 14 janvier 2012 plusieurs activités.
Le thème retenu pour cette nouvelle édition de  la Journée nationale de l’architecte a pour intitulé: «L’architecte et les mutations sociales et institutionnelles au Maroc»
La journée sera ponctuée d’une cérémonie d’ouverture officielle, d’une conférence de cadrage, de témoignages et de débats ainsi que d’une  visite des réalisations remarquables et patrimoniales significatives de la ville de Kénitra.
La journée offre aux architectes une occasion exceptionnelle pour débattre de l’avenir de leur profession et des défis qu’elle est censée relever face à un monde aux  mutations contemporaines. Le thème de la conférence et les témoignages qui la marqueront  mettront en exergue les correspondances possibles entre  les réformes profondes entreprises par le Royaume durant la dernière décennie  sur les plans constitutionnel, économique et culturel, et  les  mutations socioprofessionnelles que connaît la profession des  architectes.
Aussi face à ce  nouveau contexte, la profession de l’architecte  est confrontée à la question de réconcilier l’architecture  avec son milieu culturel, social,  politique et institutionnel par la mise en œuvre de stratégies de transformation et de renouveau. Tout cela oblige la profession  aujourd’hui à être en phase, non seulement, avec le changement, mais y participer activement, ce qui  ouvre la voie à de nouvelles perspectives  professionnelles, des innovations inédites   et des réajustements qui interpellent tous les acteurs impliqués dans l’acte de bâtir : maîtrise d’ouvrage, promoteurs, collectivités territoriales et locales, politiques, usagers, concepteurs, etc.Un regard croisé sur ces mutations socioprofessionnelles  et institutionnelles,  entre universitaires, professionnels  et hommes d’art,  devra permettre  d’ouvrir des pistes de réflexion sur,  non seulement,  les  adaptations possibles  de la profession,  par rapport aux mutations que connaît notre pays, mais aussi pour que la profession puisse  exprimer sa diversité en vue d’une meilleure insertion face à la  nouvelle demande sociale qui oblige les architectes à élargir le champ  de leur discipline dans le cadre des problématiques  liées aux différents enjeux  de  la ville contemporaine, à la qualité de l’habitat  et du cadre de vie  des habitants,  à  la diversité de notre patrimoine,  à la qualité de l’environnement,  et aux spécificités  des  territoires et des paysages, etc.
Pour se situer dans cet environnement, il est important de rappeler à nos confrères architectes que l’originalité de notre condition moderne  réside, au regard de l’histoire millénaire,  dans l’émergence, dès l’aube du vingtième siècle, du rôle social de l’architecte. La défense de ce rôle fonde encore l’essentiel  des revendications des architectes contemporains, en termes du champ d’exercices et du refus d’assimilation de la profession aux valeurs du marché. Vivons-nous la fin d’une revendication qui était celle des pionniers de l’architecture moderne et qui continue d’être la nôtre : l’architecture pour tous, expression généreuse d’une idée démocratique de l’architecture ou devons-nous restreindre  l’architecture à la sauvegarde de que quelques territoires d’intervention investis par quelques élus, au travers d’une conception monumentale et artistique de l’œuvre architecturale ?
Aussi, pensons-nous que pour assumer ce rôle et convaincre qu’ils détiennent un savoir de haut niveau socialement utile et pour assurer plus de visibilité sur la scène publique, les architectes ont intérêt, plus que jamais, à se libérer de leur isolement et de leur identité traditionnelle d’artiste. Car l’utilité sociale de l’architecte n’est plus facile à identifier, que par sa compétence et sa capacité de dialoguer et communiquer, aux fins d’une meilleure lisibilité de sa contribution au bien commun.  
De plus, il est à rappeler que l’architecture a depuis longtemps quitté le domaine monumental, et si elle demeure encore largement autoréférentielle, elle est de plus en plus contrainte par des effets contextuels (urbains, paysagers, territoriaux) et vitalisée par un système complexe de dépendances (services, réseaux, alimentations, transports.). Toutes ces servitudes ont considérablement modifié l’idée même d’architecture : derrière ce mot, ce n’est plus le faste ou la figure de l’édifice que l’on considère, mais la dimension complexe d’une fonction socioculturelle et instrumentale. Habiter est une activité pour ainsi dire, et concevoir un édifice, que ce soit pour y demeurer, travailler ou séjourner, est un travail de grande responsabilité, qui actionne toute une frange de la production et de la reproduction sociale. A ce titre, l’enseignement de l’architecture exprime les valeurs singulières d’une telle destinée.
Mais avant de rentrer dans le détail de nos propos sur ces mutations contemporaines ; propos nourris d’ailleurs  par plus d’une vingtaine  d’années d’expérience dans l’enseignement de l’architecture, et une observation attentive de notre milieu socio-professionnel,  faisons un détour par l’actualité, afin de formuler quelques hypothèses pouvant jalonner le fond de ma réflexion sur la question de la modestie.
Pour ce faire, et afin de saisir les processus en jeu, dans toute leur complexité actuelle, il m’est apparu important d’analyser et de décrire les mutations qui affectent la profession et ses pratiques, aux moyens d’un certain nombre de constats, qui me paraissent aujourd’hui importants et qui caractérisent, à mes yeux, les grands contours de l’environnement social et culturel contemporain de l’architecture.
Premier constat : le champ d’intervention des architectes, partout dans le monde,  s’est élargi et diversifié, alors même que le nombre de ses partenaires augmente pour chacune de ses prestations. De plus en plus, l’architecte est sollicité pour sa capacité à anticiper formellement la qualité spatiale et matérielle d’un aménagement quelle que soit son échelle, domestique, urbaine, territoriale, paysagère. L’architecte n’est pas expert en monuments, mais en projets. Dans ce cadre, la reconquête de nouveaux champs d’intervention et la prise de conscience des problématiques liées au territoire urbain, au patrimoine, aux équipements socioculturels et au logement social, vont amener tous les acteurs à plus de dialogue et de modestie. Je crois que l’on va travailler, dans les années qui viennent, à l’occasion de la reconquête  de nouveaux territoires urbains et la reconstruction du tissu urbain, on s’apercevra, comme on le fait déjà, de la complexité du processus, et de la multiplicité des acteurs. C’est l’emploi, l’éducation, c’est l’évolution technologique, c’est le traitement de façon intelligente des problèmes sociaux,  c’est l’invention ou non d’infrastructures qui sont les éléments déterminants. Cela relativise, sans doute, la place et le rôle classique  des architectes. Le dialogue sur la ville va devenir plus réaliste et complexe, il y aura plus d’intervenants, et je crois que c’est bien ainsi.
Tout le monde sait aujourd’hui, et les architectes les premiers, que l’architecture ne peut plus  transformer la société, ni sauver le monde. Alors, ce positionnement un peu messianique était, sans doute, lié à une conception un peu artistique du rôle de l‘architecte, sans doute présente chez nous à cause de l’influence de l’enseignement français sur nos architectes. On peut d’ailleurs voir qu’ailleurs, en particulier dans le monde anglo-saxon, l’architecte est moins seul et plus intégré dans la chaîne de tous les intervenants de l’acte de construire. De plus, la tendance actuelle à la division du travail dans le cadre bâti  repositionne déjà le rôle et la fonction de l’architecte. Il n’est plus, comme le soutien, à juste titre, le sociologue du travail Guy Tapie, à la fois concepteur et maître d’œuvre, il devient, - la maîtrise d’œuvre n’épuisant pas totalement le champ des activités ouvert à l’architecture -, essentiellement concepteur partageant, en complément et en concurrence, avec de multiples professionnels la maîtrise d’œuvre du projet. Si le métier  historique se recentre sur une de ses composantes, il intègre  les effets d’une nouvelle génération d’outils de production, liés au développement de l’ordinateur et de l’informatique: les logiciels de dessin ou d’aides à la conception, les réseaux techniques pour les échanges de données informatisés et numérisés. Conversion culturelle moins anodine qu’il n’y paraît, car elle oblige à se séparer progressivement des instruments techniques attachés à une forme antérieure d’activité professionnelle. La spécialisation des agences dans des projets ou prestation imposée par la segmentation accrue des marchés, fait aussi partie de ce renouvellement des pratiques. Avec pour conséquence une hausse de leurs compétences dans ces domaines mais aussi une difficulté à se présenter comme concepteurs universels. Les formes d’organisation des agences subissent les effets de ces changements. La fonction de conception y est privilégiée; les agences s’inscrivent dans des réseaux pour mener à bien leurs tâches et rationalisent leur organisation. Ces transformations internes de la conception et de la maîtrise d’œuvre s’accompagnent d’une ouverture vers de nouveaux métiers hors de la conception, tels que la programmation, le conseil, l’assistance, l’administration, l’enseignement et la recherche, les études, la promotion, l’entreprise, etc.
Deuxième constat: les architectes ne sont plus les seuls interlocuteurs de la ville, c’est clair, mais ils gardent néanmoins un rôle irremplaçable. A deux titres : le premier est qu’ils sont les seuls à pouvoir traduire un programme en espace. Cela me paraît fondamental. Leur sensibilité et leur culture leur permettent de voir des choses que d’autres ne voient pas. Deuxième chose, ils ont une vision de la durée. Alors, qu’ils avaient l’habitude de donner des images finales bien figées d’un projet ou d’une ville, (e.g., la ville radieuse, la charte d’Athènes, etc.), je crois que désormais, en composant avec un avenir incertain, ils sont  appelés à penser en trames urbaines ou en projets urbains, plutôt qu’en projets figés et arrêtés dans des documents de planification, qui parfois ne servent strictement à rien sinon à planifier la spéculation. On leur demande des images claires et fortes, mais aussi évolutives. Ce sens particulier de l’espace et de la durée leur donne des devoirs et des responsabilités : d’abord, agir en concertation avec les autres acteurs pour montrer les conséquences de leurs choix; deuxième chose, c’est former les autres acteurs à l’architecture. Dans les entretiens  que j’ai pu avoir avec divers acteurs de la commande publique et privée, une chose m’a particulièrement intéressé, c’est que les maîtres d’ouvrage sont en général très contents de leurs relations avec leurs architectes, et que les architectes par contre sont frappés par la gigantesque inculture de leur maître d’ouvrage. Autre point à souligner : l’élargissement, la diversification du rôle des architectes peuvent conduire demain à un positionnement de la profession un peu différent. La nécessité du dialogue, de la concertation dont on a parlé, exige qu’il y ait des architectes partout où se fait et se décide la ville. Demain, peut-être, y en aura-t-il plus dans les collectivités locales, chez les maîtres d’ouvrage, chez les investisseurs que dans les agences d’architecture elles-mêmes. Cette évolution s’est déjà produite  dans la plupart des pays européens  tels que l’Allemagne, l’Angleterre, les Pays-Bas, etc. et même à certains égards  dans quelques pays maghrébins comme la Tunisie. Je crois que cela doit nous faire réfléchir, spécialement sur le système national de formation de nos architectes qui se trouve, aujourd’hui, dans l’impasse face à l’incompétence de ceux qui président à sa gestion. Nous pensons à cet égard qu’il est grand temps que le nouveau ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville accorde de  l’intérêt à l’école en question et lui donne la place qu’elle mérite afin de la faire sortir de la crise endémique qu’elle connaît.
Troisième constat : le rôle des  usagers et des  maîtres d’ouvrage qui doit être affirmé. Le dialogue entre maître d’ouvrage et architecte est souvent aussi important que la création elle-même. L’objectif n’est pas seulement la qualité du bâtiment. L’objectif, c’est la qualité partout, c’est répondre le mieux possible aux besoins du client, et y répondre de la façon la plus pertinente possible. C’est dans ce contexte qu’il faut situer les revendications citoyennes pour une architecture et un cadre de vie de qualité. C’est aussi dans ce contexte que la commande publique réclame plus de sens et de la  qualité, ce qui constitue d’ailleurs sa propre vocation (cf., notre article sur la qualité architecturale in bulletin de l’ENA, n°3). En outre,  dans la société marocaine, il existe une véritable culture d’habiter qui ouvre de grands horizons à l’architecture, ce qui nous fait croire qu’il y a chez nous une attente véritable d’architecture, mais les architectes n’y apportent malheureusement pas toujours la bonne réponse. C’est pourquoi, je pense qu’il est temps qu’ils renoncent à leur idéologie traditionnelle de démiurge et d’artiste. Tant qu’ils continuent à penser que l’architecture est un art dans le sens brut et classique  du terme – i.e., une activité désintéressée, comme l’entendait E. Kant – et qu’ils sont des artistes, ils ne pourront pas redonner à l’architecture sa véritable dimension socio-culturelle et la place qu’elle mérite dans la société contemporaine.
L’architecture est l’architecture, et c’est bien difficile comme cela. Pour voir et se mettre à l’écoute des autres, des usagers, l’architecte doit adopter d’autres postures mentales que celles qui lui sont offertes  par les médias et la culture du star-system.
La question fondamentale touche évidemment à l’architecture mais aussi aux rapports étroits qu’entretient celle-ci, depuis toujours, avec la ville, la culture des territoires et l’histoire. Le besoin accru que ressentent les architectes, aujourd’hui, à inscrire leur discipline, comme je l’ai évoqué plus haut, dans le cadre des problèmes liés à la ville et au territoire, au paysage, au logement social et au patrimoine, est bien l’indice d’une transformation de la substance même de leur domaine d’investigation.
En guise de conclusion :
Ainsi, au chevet d’une société en mutations profondes, confrontée aux défis de la mondialisation, et face aux transformations qui affectent son métier avec un système national d’enseignement d’architecture qui n’anticipe malheureusement pas, sur son devenir, l’architecte cherche à trouver  une cohérence à son identité. Crise économique et éclatement du métier  dans divers sous-métiers à l’origine de la segmentation du marché de la commande ou de sa concentration dans les nouveaux bureaux d’études, se rejoignent alors pour expliquer les difficultés à faire valoir son expertise. Ces constats sur l’état de la profession sont recevables et les moments de difficultés  sont souvent des périodes d’interrogation. C’est en cela que notre réflexion de la journée du 14 janvier  prend tout son sens et je vois là bien une doléance réelle d’aujourd’hui.     
Ces forces en présence exprimées sous forme de constats, engendrent une nouvelle dynamique et de nouveaux objectifs pour  la profession qui ne peuvent être contenues dans les limites des territoires disciplinaires classiques, quant à leur ancrage social, politique et institutionnel. Ils nécessitent l’appel à d’autres méthodes de travail, d’autres modes d’organisation et une culture managériale des projets, à de nouveaux outils de représentations et de communication avec le public et la maîtrise d’ouvrage, etc.        Toutes ces transformations plaident aujourd’hui pour une réforme de fond, une réforme globale à cristalliser autour d’un projet professionnel  cohérent qui doit prendre en compte ces mutations et les nouvelles missions à promouvoir au sein de notre société en mouvement. C’est en œuvrant dans ce sens que l’on pourra, à notre avis, faire de la profession de l’architecte, une institution vivante tournée vers l’avenir et en phase avec les mutations en cours  et les grands chantiers de modernisation de notre pays.                                                                     

* Architecte, membre du CNOA





Une fête sous le signe du boycott

L’Ordre national des architectes du Maroc fête ce samedi sa «Journée nationale». Mais contrairement aux précédentes éditions, l’ambiance ne devait être au rendez-vous. Et pour cause. Pour la première fois depuis 25 ans, ce rendez-vous annuel devait être boycotté par une partie des conseils régionaux, en l’occurrence ceux de Marrakech, Agadir, Tanger, Tétouan et Casablanca, qui refusent de participer à une manifestation organisée par une équipe qu’ils ne reconnaissent pas.
«Les élections qui se sont déroulées ont été entachées d’irrégularités. La commission de recours mise en place pour trancher les a reconnues. Par conséquent, nous ne pouvons reconnaître ni cette équipe ni les manifestations qu’elle organise», a confié à Libé Benjelloun Azelarab, président du Conseil régional du Centre, regrettant l’attitude de cette équipe qui ternit l’image des architectes auprès des autorités et des citoyens. «Tout rentrera dans l’ordre dès qu’une nouvelle équipe régulièrement élue sera mise en place».
Décidés à boycotter toutes les actions menées au lendemain desdites élections, les architectes critiquent également la centralisation des décisions et déplorent le non-respect des directives Royales concernant notamment sa politique de régionalisation.

Alain Bouithy

Les prémices de crise d’une profession réglementée

Les architectes occupent une place à part dans les professions de la maîtrise d’œuvre, de par leur statut de profession réglementée, de par le caractère généraliste et transversal de leur vocation en raison d’un rôle éminent de création.
Ces caractéristiques ont incité la profession à dormir sur ses lauriers jusqu’au jour où elle s’est vue contrainte de s’associer à des cabinets étrangers pour mener à terme certains grands projets qui lui sont soumis.
Le monopole que la loi confie aux architectes pour les projets soumis à permis de construire, s’est finalement avéré être une garantie assez illusoire compte tenu de l’importance des dérogations apportées à ce principe ainsi que de la fréquence du non-respect des textes ou de leur détournement. Ceci d’autant plus que  la complexification de la construction, qui a favorisé l’apparition de nouvelles professions de la maîtrise d’œuvre, a contribué à recentrer les interventions des architectes sur les seules missions de conception, voire, dans certains cas, à les cantonner dans l’élaboration des documents et, parfois, le suivi  des projets qui leur sont soumis.
Malgré des efforts appréciables d’adaptation, la situation économique des architectes reste aujourd’hui, dans l’ensemble, très précaire. La réussite largement médiatisée de quelques grands cabinets d’architecture et de quelques vedettes bien armées pour remporter de grands concours ne doit pas masquer les difficultés que rencontre la grande majorité d’entre eux, et plus particulièrement les jeunes diplômés qui sont parfois tentés de se détourner d’une profession qui ne paraît pas pouvoir leur assurer d’avenir. Ces contraintes sont en partie responsables d’une certaine sous-capitalisation des maîtres d’œuvre nationaux qui, avec l’arrivée des grands cabinets internationaux, paraissent désarmés pour aller au front à armes égales.

L.M

Par le Professeur Mohamed Chaoui
Samedi 14 Janvier 2012

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