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Journée mondiale de lutte contre le sida

Des avancées au Maroc mais avec un ‘’peut mieux faire’’




En 1988, l’Assemblée générale des Nations unies, avait, face à la pandémie du sida (Syndrome d’immunodéficience acquise), choisi la date du 1er décembre de chaque année pour réfléchir sur les moyens et stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre cette terrible maladie.
Vingt-huit ans et bien des mobilisations après, qu’en est-il de ce fléau? Ben ! Si au regard des efforts déployés des progrès conséquents ont été enregistrés -on assiste même présentement au test du vaccin sur l’homme (Afrique du Sud)-  surtout dans les pays riches, force est de constater que le mal est tenace dans les pays pauvres et résiste quand il ne se propage pas de plus en plus dans ces parties du monde défavorisées en cela à un accès difficile voire souvent impossible quant à des médicaments efficaces, notamment le traitement antirétroviral (TAR) de par leur cherté et donc tout à fait inaccessibles pour une population démunie.
L’estimation actuelle fait état de quelque 37 millions de personnes séropositives dans le monde, supposées lutter et vivre avec le virus VIH/sida. La moitié d’entre elles ignore en être porteuse, d’où l’appel pour l’exercice en cours, à un meilleur accès à l'auto-dépistage.
Le mal, en conséquence de cela, continue de plus belle de ses ravages. Quand la lutte, bute souvent sur des pratiques socioculturelles dans des régions du monde et plus particulièrement en Afrique, où des traditions de jadis (l’excision, le lévirat et le sororat) résistent à toutes tentatives de les enrayer, on ne vous dit pas les dégâts.
Au Maroc, on est épargné par ces ablations quoique… Frères et sœurs restent cependant dans bien des cas concernés par la mort du conjoint en épousant la veuve ou le veuf. La controverse s’accentue d’autant plus quant à ce fléau, dès lors que l’on aborde les bonnes mœurs alors qu’il aurait fallu orienter le débat vers la protection et ses modes ainsi que l’enrayement du mal.   
Mais pour l’heure, là n’est pas la question qu‘il faudrait plutôt se poser à travers l’estimation -très certainement bien en deçà d’une réalité de terrain- de ces quelque 24.000 personnes affectées par la ‘’maladie du plaisir’’ telle que cyniquement désignée par d’aucuns et dont, environ un millier en décède chaque année.
Les chiffres avancés quant aux enfants indiquent qu’ils sont plus de mille à avoir contracté le virus et pour la plupart d’entre eux, c’est à travers une contamination maternelle lors de leur naissance.
Une discrimination face à cette maladie a été quelque peu atténuée au Maroc. Ils sont désormais un peu plus d’un tiers de la population touchée à bénéficier d’un traitement antirétroviral (TAR), contre 13% il y a de cela cinq années. La prévention a, elle aussi, grâce notamment à des campagnes du ministère concerné mais surtout d’ONG et qui ont ciblé les populations vulnérables telles que les prostitué(e)s et les homosexuels, a semblé porter ses fruits.
Il est donc primordial de continuer la lutte contre le sida car, faut-il le souligner, il n’existe toujours pas de vaccin malgré les premiers tests sur l’homme et que c’est une maladie à vie et dont on ne guérit pas.
Se mobiliser, encore et toujours, est plus que jamais de rigueur.

Mohamed Jaouad Kanabi
Jeudi 1 Décembre 2016

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