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Journée d’étude des Groupes socialistes au Parlement : Le PLF 2016, un projet défaitiste

Le gouvernement a failli à ses engagements et trahi la confiance du peuple




Ph : Laaraki
Ph : Laaraki
Le Groupe socialiste à la Chambre des représentants a jeté un pavé dans la mare, mardi dernier à Rabat. «L’actuel Exécutif n’a pas tenu ses engagements, notifiés en bonne et due forme en début 2012 et, encore moins, les promesses qu’il a faites au peuple marocain ». Tel était le leitmotiv de tous les intervenants lors de la journée d’étude organisée sur le projet de la loi de Finances au titre de l’année 2016.
En ouverture de cette rencontre, Habib El Malki, président du Conseil national et membre du Bureau politique de l’USFP a planté le décor en soulignant qu’il est question d’élaborer une lecture approfondie, transparente et globale du PLF. Cependant, le résultat de cette analyse n’est ni reluisant ni réjouissant. En effet, des manquements aux impairs en passant par les réalisations ou plutôt les non-réalisations du gouvernement mené par le PJD ont été cloués au pilori par les intervenants avertis qui ont insisté pour mettre la lumière sur l’échec cuisant de ce gouvernement, avec preuve à l’appui les multiples indicateurs économiques disponibles.
Pour mémoire, en début de l’année 2012, le gouvernement avait étalé, en long et en large, son programme d’action, sa soi-disant vision sur les court et moyen termes, ont-ils rappelé notant qu’en réalité, un paradoxe patent subsiste entre ce programme et ce qui est consigné, noir sur blanc, dans ledit PLF.
M. El Malki n’a pas manqué de souligner, dans la foulée, que cette rencontre est particulière et spéciale puisqu’elle intervient en concomitance avec l'opérationnalisation de la Loi organique des finances et la régionalisation avancée, après la fin des élections communales ainsi que le ressenti d’un climat actuel complexe dans la mesure où les prémices ne présagent rien de prometteur. Bien au contraire, une crise de confiance structurelle s’annonce, tonne-t-il, avant de renchérir en déclarant que la prise en considération du pouvoir d’achat du citoyen, déjà par trop laminé par l’inflation qui monte en flèche, devait, en principe, camper la tête de liste des priorités de ce gouvernement.
Pis encore, il met en exergue un PLF des plus défaitistes qui annonce un taux de croissance de 3% au lieu de 5% et plus, préalablement communiqué par des organismes nationaux et internationaux.
La question du taux de chômage qui continue d’augmenter, n’a pas été en reste du débat, contrairement, paraît-il, au PLF qui ne prend pas en compte cette problématique majeure.  
Dans ce cadre, Abdelaziz Aboudi, parlementaire, avait le mérite de rappeler qu’en 1998, les postes créés frôlaient les 100.000 alors qu’actuellement l’on essaye de nous appâter avec près de 26.000, et ce même si beaucoup de départs à la retraite ou dans le cadre du DVD ont eu lieu, entre-temps! Ce chiffre médiocre et faible, poursuit-il, ne peut en aucun cas aider! Un fort message est donc adressé à Benkirane et son team qui semblent plus vouloir tirer des plans sur la comète que de sortir les franges les plus défavorisées de l’ornière. Une interrogation fuse, à ce propos: quid de la fameuse vision stratégique que tous les citoyens attendaient avec espoir et qui aurait dû profiter à la création des postes d’emplois?
En matière d’investissement, tous les intervenants s’accordaient à dire que l’enveloppe consacrée dans le PLF, qui est de 189 MMDH, reste en deçà de ce qui doit être injecté dans un plan appelé à œuvrer justement en faveur de la création concrète d’emplois.
Dans ce sillage, M. El Malki a affirmé que si le gouvernement était pragmatique, il aurait dû faire une lecture responsable, mais au lieu de cela, il a préféré, comme à son accoutumée, user de solutions de facilité avec un projet défaitiste par excellence puisqu’il est marqué par une absence totale de coordination avec les mesures réelles à entreprendre. Tellement de déséquilibres, a-t-il ajouté, qui poussent à croire que les chiffres sont préfabriqués et ne reflètent pas du tout la réalité.
Et de faire savoir que, le vœu de diminuer le déficit budgétaire de 3,5% doublé du taux de croissance de 3%, est en totale contradiction et qu’il ne faut pas être une lumière pour assimiler que le calcul est faussé, relevant que l’espoir serait que le gouvernement soit recalé tel un étudiant de première année en économie qui n’a pas bien révisé…
Le gouvernement a échoué, a-t-il insisté, parce qu’il a opté pour l’étouffement du citoyen en augmentant la TVA pour certains produits (Cf notre édition du  mardi 20 octobre).
C’est dire, somme toute, que Benkirane excelle uniquement dans les discours mielleux qui servent de slogans à scander.

Meyssoune Belmaza
Mercredi 28 Octobre 2015

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