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José Garrido en Belgique pour se relancer et sauver Bruges




José Garrido en Belgique pour se relancer et sauver Bruges
Bordeaux se déplace aujourd’hui à Bruges en Europa League pour y rencontrer une équipe qui tente de sortir d'une crise profonde sous la direction d'un nouvel entraîneur espagnol, l'ancien coach de Villareal, le rigoureux Juan Carlos Garrido, recruté il y a une semaine.  L'ex-entraineur, l'ancien sélectionneur belge a laissé derrière lui une équipe en décomposition sans fond de jeu, une ambiance délétère et une fracture entre les joueurs et leurs supporters qui ont multiplié les actions hostiles. Bref, tous les symptômes classiques d'une crise profonde. Un tableau peu engageant mais qui n'a toutefois pas effrayé Garrido (43 ans) qui n'avait jamais entraîné d'autres clubs que Villareal dont il fut remercié début 2012 après avoir emmené le club espagnol à la 4e place de la Liga en 2011. José Garrido, qui a signé jusqu'au terme de cette saison (avec une année supplémentaire en option), se dit persuadé qu'il peut toujours remporter le titre. Et contrairement à son prédécesseur qui n'accordait aucune importance à l'Europa League --le non-match à Bordeaux en septembre dernier fut qualifié de scandale par la presse belge--, Garrido voudrait "aller le plus loin possible sur la scène européenne". S'il veut assouvir ses ambitions, il faudra battre Bordeaux aujourd’hui. Car avec quatre points (pour 8 à Newcastle et 7 aux Girondins), Bruges est pour l'instant en ballottage défavorable à la troisième place du groupe D. Garrido veut voir des motifs d'espoir dans la large victoire (6-2) acquise par ses hommes samedi en championnat face à Waasland-Beveren. "Ce net succès constitue un départ idéal. Pas seulement pour moi, mais pour toute l'équipe. Il ne signifie toutefois pas que tout va soudain pour le mieux. J'ai vu des choses positives, mais le chemin est encore long", a-t-il commenté. Car Garrido n'a encore dirigé que trois entraînements et sait qu'il reste "un nombre incalculable de choses à améliorer". Surtout, Garrido va profondément changer la manière de jouer des Brugeois qui devront oublier le "kick and rush" souvent pratiqué par cette équipe au tempérament britannique pour produire un jeu "à l'Espagnole". Face à Waasland-Beveren samedi, les supporteurs n'en ont pas cru leurs yeux: pas de longs ballons mais un jeu au sol fait de courtes passes. Du jamais vu ou presque à Bruges. "Nous avons essayé des choses à l'entraînement que j'ai vues sur le terrain. Nous avons joué comme je le voulais", a expliqué l'entraîneur. Bordeaux sera donc confronté à un autre adversaire qu'au match aller jeudi. L'équipe sans âme que les Girondins avait battue sans difficulté (4-0) il y a deux mois présentera un tout autre visage.

Libé
Jeudi 22 Novembre 2012

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