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Jeu de chaises musicales parmi les magistrats ?

Mohamed Anbar : Avec Ramid, les mouvements qui ont touché les membres du Club des magistrats ont été d’ordre politique




Jeu de chaises musicales parmi les magistrats ?
Un été très chaud s’annonce pour les magistrats. Les rangs des magistrats devront connaître un large mouvement dans les semaines qui viennent, apprend-on de sources judiciaires. C’est un des plus importants mouvements que l’on prépare  pour le corps de la magistrature au Maroc, confie-t-on à Libé. Début de la semaine prochaine, la commission, chargée de cette mission, composée de onze magistrats, doit se réunir au Conseil supérieur de la magistrature afin d’entamer ses premiers travaux pour l’examen de la liste des magistrats qui seront concernés par le prochain mouvement, selon les mêmes sources judiciaires. Ces dernières précisent que des changements internes seront effectués au niveau de plusieurs tribunaux du Royaume, notamment ceux de Casablanca, Marrakech et Rabat.
A ce propos, des sources informées ont  confié à Libé qu’« il y a actuellement une crise réelle de la  relève. D’autant qu’on n’a pas bien préparé les jeunes magistrats pour assumer des postes de responsabilité, tel celui de présidents de tribunal, par exemple ». A signaler que la liste définitive n’est pas encore prête mais on attend que la commission en charge  entame ses travaux pour statuer à ce sujet.
Ce prochain mouvement suscite déjà les interrogations des membres  du Club des magistrats du Maroc (CMM). « On n’est pas encore au courant de ce prochain mouvement. Mais si tel est le cas, je dois souligner qu’au sein du CMM, on estime que tous les mouvements entrepris depuis l’arrivée de Mustapha Ramid, surtout ceux qui nous concernent, nous, magistrats membres du Club, sont des opérations à caractère politique », tient à souligner Mohamed Anbar, vice-président du Club. Il ajoutera, non sans inquiétude : «Ces changements surviennent souvent pour des considérations autres que professionnelles ». Et d’expliquer :  « Il n’y a pas de transparence. La liste est toujours préparée au gré des humeurs du ministre, lui-même, qui s’implique personnellement. Sachant que cette implication du ministre est anti-constitutionnelle. Depuis qu’il a été désigné ministre de la Justice et des Libertés, il n’a pas réussi à régler les vrais problèmes des magistrats. Les mesures disciplinaires qu’il a prises à l’encontre des magistrats membres du Club sont, toutes, anticonstitutionnelles ». 

Naîma Cherii
Mercredi 14 Mai 2014

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