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Jean Manuel Santos réélu au second tour de la présidentielle en Colombie

Dans un pays miné par un demi-siècle de conflits, le peuple a voté pour le dialogue et la paix




Jean Manuel Santos réélu au second tour de la présidentielle en Colombie
La Colombie reprend lundi le chemin de la paix avec son président réélu, Juan Manuel Santos, mandaté pour aboutir dans ses négociations avec les guérillas, dans un pays encore divisé après un demi-siècle de conflit. La voie est désormais libre pour la poursuite du dialogue avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et l'Armée de libération nationale (ELN), les dernières rébellions d'extrême gauche en activité, avec 8.000 et 2.500 combattants selon les autorités.
Vainqueur du second tour de la présidentielle avec 50,9% face à Oscar Ivan Zuluaga, détracteur de ces pourparlers, M. Santos, dont la coalition de centre-droit a déjà obtenu en mars dernier la majorité relative au Parlement, a surmonté un nouvel obstacle de taille.
Lors de son discours de victoire, ce dirigeant de 62 ans issu d'une grande famille de la politique a promis d'obtenir une "paix juste" et sans "impunité". "Nous aurons des moments difficiles pour garantir qu'elle soit non seulement juste mais durable", a-t-il admis
Le président réélu aurait toutefois tort de chanter victoire trop vite. Son score, relativement modeste, révèle un soutien en demi-teinte dans un pays de 47 millions d'habitants, où la pauvreté touche le tiers de la population malgré une croissance supérieure à 4%.
Le président sortant, qui prêtera serment en août prochain, doit préciser sa stratégie après avoir noué, entre les deux tours, des alliances avec les partis de gauche au nom de la paix.
Reste aussi à savoir le rôle que jouera l'opposition de droite incarnée par son adversaire malheureux à la présidentielle où il a recueilli seulement 45,02% des voix (le reste ayant été comptabilisé en vote blanc). M. Zuluaga sait que le scepticisme vis-à-vis des négociations de paix avec les Farc, qui se déroulent sans cessez-le-feu, depuis 19 mois à Cuba, demeure puissant, tout comme son mentor, l'ancien président Alvaro Uribe, toujours très populaire pour avoir livré une guerre totale à la guérilla entre 2002 et 2010. 
Dénonçant des "fraudes" durant la présidentielle, l'ancien chef de l'Etat a prévenu que le Centre démocratique, qu'il a fondé il y a seulement quelques mois, resterait "fidèle à ses principes". La candidate présidentielle du parti conservateur, Marta Lucia Ramirez, qui avait rallié le camp de M. Uribe après le premier tour, a aussi assuré son intention de "continuer à réclamer que toute négociation se fasse sous conditions”
L'objectif de l'opposition reste d'exiger des Farc l'arrêt des hostilités, mais aussi la fin de l'usage des mines antipersonnel ou du recours au recrutement des mineurs. Autant de débats tendus en perspective. 
 

AFP
Mardi 17 Juin 2014

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