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Issam Kamal sollicité par Alpha Blondy pour prôner ensemble le métissage afro-oriental


Un nouvel opus chanté en trois langues : arabe clasique, ivoirien et darija.



L’un précurseur du chaâbi groove, l’autre pionnier du reggae, les deux artistes signent avec succès «Allah Tano».

Après Cheb Khaled, Outlandish et RedOne, le célèbre initiateur du chaâbi groove, Issam Kamal, a récemment signé une nouvelle collaboration avec Alpha Blondy, le géant du reggae.  «Allah Tano», titre qui figure sur «Positive Energy», le 20ème album d’Alpha, connaît également la participation de l’Ivoirien  Ismael Isaac et du Tunisien Naoufel Mahbouli. Ce nouvel opus, chanté  en trois langues,  appelle à «glorifier Dieu et à contempler les horizons de sa création», indique un communiqué du chanteur. «Il s’agit d’une chanson spirituelle qui fait de la profession de foi  «Al Chahada» son refrain et qui nous rend un islam universel fidèle au message originel transmis par le Prophète Mohammed», ajoute-t-on de même source.   Chanteur et compositeur de talent, Issam Kamal est le fondateur et ex-leader  du Groupe Mazagan. Il avait décidé de se retirer  de ce groupe pour se lancer dans une carrière solo. Une carrière qui a d’ailleurs bel et bien démarré avec le single «Dounia», une adaptation arabe de «Une belle histoire», un disque culte de Michel Fugain, avant d’enchaîner avec d’autres titres à succès dont «Fabor». 
Fils cadet dans une famille de trois enfants, Issam est né le 27 février 1983 à Azilal, située au cœur de l’Atlas. C’est dans cette ville paisible et tranquille qu’Issam a vécu le début d’une enfance épanouie. Hicham, son frère aîné, joue de l’harmonica et possède une guitare qu’il a fabriquée lui-même avec des bouts de bois et l’emballage de l’huile à moteur. La passion de la musique contamine le frère cadet qui, dès son jeune âge, découvre son sens du rythme et sa capacité à interpréter des mélodies plus ou moins complexes. A 7 ans, Issam arrive à gratter des notes sur la guitare, fait maison de son frère. En 1990, la famille  quitte la montagne pour atterrir dans les plaines d’El Jadida, ville natale de sa maman. 
Emporté par son nouvel entourage, Issam ne prête plus attention à la musique et vit une enfance des plus ordinaires partagée entre les jeux et l’école. A 10 ans, Issam voit son frère aîné Hicham évoluer au sein de plusieurs formations musicales locales. Ainsi, le cadet redécouvre sa soif pour la musique et commence à apprendre progressivement à jouer de la guitare et de la percussion, à écrire et composer ses toutes premières chansons. Sa passion pour la musique ne cesse de grandir étant adolescent. Issam dépense toute son énergie  dans sa passion et s’isole chaque jour des heures durant dans sa chambre pour  composer et reprendre les succès du moment. Sa solitude s’amplifie avec le divorce de ses parents qui l’affecte beaucoup. Une solitude qui alimente les peurs de sa maman qui souhaite le voir s’intégrer plus dans la famille et la société. Or Issam, atteignant un certain niveau musical, décide de lui-même de sortir plus souvent pour rencontrer des gens et exposer son talent à un entourage de plus en plus grandissant. 
Curieux et de plus en plus sociable, Issam tisse des relations d’amitié avec des musiciens qui lui ressemblent. En 1997, il rencontre Abdelhak Amal, Mohammed Najem et Younes Ramzi qui décident tous ensemble de créer un groupe. Ainsi «Mazagan» voit le jour en 1998 et organise son 1er concert le 3 juillet 1998 au parc Mohammed V à El Jadida.  Des années plus tard, et après que «Mazagan» a rencontré un énorme succès,  Issam pense sérieusement à se séparer du groupe pour prendre du repos et explorer, plus tard, d’autres univers musicaux et avoir plus de liberté dans ses choix artistiques. Ayant convenu avec le groupe de rester jusqu’à fin 2013, Issam quitte Mazagan en novembre 2013 et annonce le lancement de sa carrière solo dès janvier 2014. 
La nouvelle de sa séparation du groupe, surtout après la décoration de ce dernier par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avait notamment fait couler beaucoup d’encre et créé un vif intérêt chez les médias. 
 

Mehdi Ouassat
Lundi 24 Août 2015

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