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Israël poursuit ses attaques sur Gaza: Eventuelle incursion terrestre et mince perspective d’une trêve




Israël poursuit ses attaques sur Gaza: Eventuelle incursion terrestre et mince perspective d’une trêve
La marine et l'aviation israéliennes ont poursuivi dimanche leurs bombardements de la Bande de Gaza pour la cinquième journée consécutive, avant une éventuelle intervention terrestre, tandis que l'Egypte évoquait la perspective d'une trêve.
 Les tirs palestiniens en direction du sud israélien ont cessé dans la nuit pour reprendre au matin. Trois roquettes se sont alors abattues à Ashkelon, selon Tsahal.
"Jusqu'ici, nous avons frappé plus d'un millier de cibles et le Hamas doit faire le calcul pour décider si, oui ou non, cela vaut la peine d'observer une trêve", écrit le vice-Premier ministre israélien Moshe Yaalon sur son compte Twitter.
"Si le calme prévaut dans le Sud, si le peuple israélien n'est la cible d'aucun tir de missile ou de roquette, ni d'attentat terroriste préparé dans la Bande de Gaza, nous n'attaquerons pas", poursuit-il.
Depuis mercredi, les raids israéliens ont fait 48 morts côté palestinien, dont une moitié de civils et 13 enfants, selon un bilan fourni par les autorités palestiniennes. Un demi-millier de roquettes en provenance de Gaza se sont abattues dans le même temps en Israël, où elles ont fait trois morts et plusieurs dizaines de blessés.
 Les raids de l'aviation israélienne, qui ont débuté mercredi, ont coûté la vie ce jour-là au chef de la branche armée du Hamas, mouvement islamiste voué à la destruction de l'Etat hébreu qui tient seul la Bande de Gaza depuis juin 2007.
Le but affiché est de faire cesser les tirs de roquettes en provenance de l'enclave côtière qui s'abattent sur l'Etat juif depuis la fin des années 2000.
 Les bombardements aériens et navals se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche. L'un d'eux a touché un bâtiment utilisé par la presse et six journalistes ont été blessés à Gaza-ville. Des locaux de la chaîne de télévision Al Aksa, qui dépend du Hamas, et de sa consœur britannique Sky News ont été endommagés, rapportent des témoins.
 "Cette nouvelle série d'affrontements avec Israël ne sera pas la dernière contre l'ennemi sioniste. Ce n'est que le début", avait auparavant averti le porte-parole militaire du Hamas, lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision.
 Malgré les frappes israéliennes, le mouvement islamiste reste "suffisamment fort pour détruire l'ennemi", a ajouté Abou Oubaïda, qui est apparu masqué et vêtu d'un treillis militaire.
Samedi, la maison d'un cadre militaire du Hamas près de la frontière égyptienne a été détruite par l'aviation israélienne. Il n'y a pas eu de blessés. Un drone avait auparavant tiré des missiles sans charge explosive sur le bâtiment, ce qui a permis à ses occupants de fuir, selon des témoins.  L'aviation a également bombardé des bâtiments du Hamas et notamment les bureaux du Premier ministre Ismaël Haniyeh. Parmi les Palestiniens tués samedi figurent quatre activistes présumés qui circulaient à moto et plusieurs civils dont une femme de 30 ans.
Le président égyptien Mohamed Morsi a fait état d'"indices" précurseurs d'un cessez-le-feu, prenant toutefois soin d'ajouter ne disposer à ce jour d'aucune certitude en la matière.
 Les discussions autour de la trêve doivent se poursuivre dimanche au Caire, a précisé un responsable palestinien selon lequel il y a "de l'espoir".
 A Jérusalem, on se refuse à tout commentaire sur ces négociations et l'état-major israélien se dit prêt à poursuivre son offensive pour faire cesser les tirs de roquettes en provenance de Gaza.
Avec ces chars stationnés le long de la frontière, l'Etat hébreu montre qu'il n'exclut pas une offensive terrestre. En décembre 2008 et janvier 2009, l'opération "Plomb durci" contre le territoire côtier avait fait 1.400 morts en trois semaines chez les Palestiniens et treize chez les Israéliens.  Vendredi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a autorisé le doublement du quota de réservistes susceptibles d'être rappelés pour l'offensive de Gaza pour le porter à 75.000. Environ 16.000 réservistes ont été mobilisés pour l'instant.
Interrogé par les journalistes qui lui demandaient si une opération au sol était possible, le général Tal Russo, qui commande les forces israéliennes à la frontière avec Gaza, a répondu : "Sans aucun doute".
"Nous avons un plan (...). Cela prendra du temps. Nous devons être patients. Cela ne se fera pas en un ou deux jours."
Au siège new-yorkais des Nations unies, on indique que le secrétaire général devrait se rendre prochainement en Israël et en Egypte.

Reuters
Lundi 19 Novembre 2012

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