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Investir davantage dans la profession de sage-femme

Un rapport onusien dénonce le manque d’effectif dans le secteur




Investir davantage dans  la profession de sage-femme
Améliorer la santé maternelle passe inexorablement par un investissement accru dans la pratique de sage-femme. C’est la conclusion essentielle du dernier rapport de l’OMS qui indique que  c’est le seul moyen à même d’alléger le fardeau mondial des décès maternels, 91% des cas de mortinatalité et 93% des décès néonatals, notamment en Afrique subsaharienne. Publié conjointement avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), et la Confédération internationale des sages-femmes, le document révèle que 73 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine,  où leurs services sont le plus nécessaires disposent d’un nombre de-sages-femmes extrêmement insuffisant. Le rapport recommande de nouvelles stratégies pour faire face à ces insuffisances et sauver des millions de vies de femmes et de nouveau-nés. Bien évidemment le Maroc se trouve au cœur de la problématique. Le premier indicateur à relever d’emblée, c’est que le secteur se place, en termes d’effectif,  au-dessous de  la norme minimum requise par l’(OMS) qui est de  l’ordre de 6 sages-femmes pour 1.000 habitants alors qu’au Maroc, elle n’est que de 5 pour 1.000.
Par ailleurs, le rapport indique que ce manque criant menace plus de 9 millions de Marocaines en âge de procréation qui ne disposent ainsi que de 2.648 sages-femmes. Une situation constamment décriée par les professionnels de santé qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur les divers dysfonctionnements qui impactent le métier. Certes, au Maroc  une réduction de la mortalité maternelle de l’ordre de 66% par rapport au niveau de 1990, a été enregistrée. Mais, le taux reste encore élevé comparativement à des pays de niveau de développement socio-économique similaire. Cela est dû essentiellement aux conditions de travail fort déplorables comme l’explique, à ce sujet, Rachida Fadil, présidente de l’Association nationale des sages-femmes du Maroc :«Dans les hôpitaux publics, les sages-femmes font face à des conditions de travail difficiles et la pression grandissante sur les services obstétriques». Et d’ajouter : «La formation initiale des sages-femmes leur permet de superviser un accouchement naturel à peu près sûr. Cependant, les circonstances urgentes dans lesquelles pourrait se dérouler cette opération sont susceptibles de les empêcher d’accomplir convenablement leur travail».
Pour promouvoir la profession, les initiateurs du rapport incitent tous les pays qui connaissent un déficit en matière de sages-femmes de multiplier les investissements dans l’éducation et la formation qui sont à même de générer un rendement sur l’investissement notamment en Afrique subsaharienne. «Ce qui constitue le moyen capital de faire de ce droit une réalité pour les femmes partout dans le monde… » comme a déclaré de son côté le directeur exécutif du Fnuap, Dr. Babatunde Osotimehin. 

Nezha Mounir
Mercredi 11 Juin 2014

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