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Intensification des combats en Syrie

L’Occident prépare l’après Assad




Intensification des combats en Syrie
L'armée syrienne, appuyée par des militants chiites du Hezbollah libanais, a lancé dimanche une offensive pour reprendre aux insurgés la ville stratégique de Koussaïr, tandis qu'Israël a menacé la Syrie de nouvelles attaques avant la tenue d'importantes réunions sur le plan diplomatique. Le secteur de Koussaïr a une importance stratégique pour le gouvernement syrien qui veut assurer un corridor vital, où cas où la Syrie se désagrégerait, entre la plaine libanaise de la Bekaa, bastion du Hezbollah soutenu par l'Iran, et les régions de la côte syrienne où vivent de nombreux alaouites, membres d'une branche du chiisme à laquelle appartient le président syrien Bachar Al Assad. Les combats entre des unités mécanisées de l'armée syrienne, soutenues par les miliciens chiites, et les rebelles ont fait au moins 52 morts dans le secteur de Koussaïr, situé à dix kilomètres de la frontière libanaise. Des avions syriens ont bombardé la ville, également soumise à des tirs d'artillerie très nourris. On a compté parfois cinquante impacts à la minute, a dit par téléphone un opposant sur place, Hadi Abdallah.
 "L'armée attaque Koussaïr avec des blindés et de l'artillerie, au nord et à l'est, tandis que le Hezbollah tire au mortier et au lance-roquettes du sud et de l'ouest", a-t-il précisé. "La plupart des morts sont des civils victimes des bombardements."
 Bachar Al Assad a parallèlement exprimé ses doutes sur le succès d'une conférence de paix sur la Syrie. Les pourparlers proposés par Moscou et Washington ne permettront pas d'arrêter le terrorisme, estime le président syrien dans une interview au journal argentin Clarin. "On croit qu'une conférence politique arrêtera les terroristes dans le pays. C'est irréaliste", a déclaré le président interrogé en Syrie par Clarin. Le 7 mai, Moscou et Washington ont proposé la tenue d'une conférence internationale à laquelle seraient conviés aussi bien des représentants d'Assad que de l'opposition, dans l'espoir de trouver une solution politique à la guerre civile.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry devrait en dire plus lors d'une réunion mercredi en Jordanie des "Amis de la Syrie", un groupe de pays arabes et occidentaux qui souhaitent le départ de Bachar Al Assad. De nombreux pays de ce groupe sont sceptiques sur cette initiative de paix russo-américaine.
 La Russie souhaite la participation de l'Iran, principal soutien de Bachar Al Assad dans la région, à la conférence. La France y est opposée. L'opposition syrienne, très divisée, se réunira jeudi à Istanbul pour décider de sa participation à la conférence de paix tandis que le comité "Syrie" de la Ligue arabe se réunira également le même jour à la demande du Qatar, peut-être pour avaliser la décision de l'opposition.

AFP
Mardi 21 Mai 2013

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