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Insuffler la vie à un dialogue social moribond : Quelques signes de bonne volonté de la part du gouvernement en attendant du concret




Il semble que le chef du gouvernement soit déterminé à rompre avec l’ère Benkirane.
Saad Eddine El Othmani a, en effet, adressé dernièrement une circulaire à tous les ministres concernant le dialogue social sectoriel.
Dans ce document, il a appelé chaque ministre à examiner les dossiers afférents à son département dans le cadre d’un dialogue social avec les centrales syndicales, afin de proposer les solutions à ces dossiers.
Il les a également exhortés à appeler les responsables des institutions qui sont sous leur tutelle à ouvrir un dialogue dans le même sens sur les dossiers relevant de leurs attributions.
Après quoi, les ministres sont tenus de faire parvenir au chef du gouvernement les résultats de leur dialogue avec les syndicats et les solutions «justes et possibles» auxquelles ont abouti toutes les parties.
Selon Saad Eddine El Othmani, ces résultats serviront de base au dialogue social national avec les centrales syndicales.
Cette circulaire doit être perçue comme un message de bonne volonté à condition que lesdites rencontres soient concluantes et qu’elles instaurent un véritable dialogue  avec tout ce que cela suppose comme échanges constructifs ; le but étant de satisfaire les revendications salariales. L’idéal serait que cela se fasse dans le cadre de l’évolution et du développement voulu par toutes les parties, Etat et patronat en tête.
Il convient de rappeler que le chef du gouvernement avait tenu des réunions avec ces organisations syndicales en avril dernier pour faire sortir le dialogue social de sa léthargie et de sa paralysie. Sous le gouvernement précédent, ce dialogue était quasiment au point mort, hormis les quelques rares réunions qui ont été tenues dans ce cadre. En plus,  l’Exécutif avait alors fait piètre figure en faisant la sourde oreille aux revendications légitimes des centrales syndicales notamment celles visant à l’amélioration de la situation des salariés et des fonctionnaires pour leur permettre de mener une vie digne, l’augmentation des salaires et des pensions de retraite, la réduction de l’impôt sur salaire et l’élargissement  du seuil des salaires non imposables.
Selon Mohamed Dahmani, membre du bureau central de la Fédération démocratique du travail (FDT), le nouveau chef du gouvernement a fait montre depuis sa nomination de sa bonne volonté d’ouvrir une nouvelle page avec les centrales syndicales. Il a rappelé en ce sens les réunions tenues soit par le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader soit par le ministre de  l’Emploi et de l’Insertion professionnelle, Mohammed Yatim, avec les syndicats.
« Certes, tous ces éléments attestent de la bonne volonté du nouvel Exécutif de relancer le dialogue social et tourner la page de Benkirane, mais rien de concret n’a été fait jusqu’à présent pour traduire cette volonté en décisions tangibles », a-t-il conclu dans une déclaration à Libé.

T. Mourad
Vendredi 9 Juin 2017

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