Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Inspection onusienne au site chimique en Syrie

Moscou décidé à protéger le régime Al-Assad




Inspection onusienne  au site chimique en Syrie
Les inspecteurs de l'Onu se dirigeaient lundi vers le site de l'attaque chimique présumée imputée au régime syrien près de Damas où ils doivent entamer leur enquête, a constaté le photographe de l'AFP sur place. Le photographe a vu les inspecteurs partir à bord d'un convoi de cinq voitures, escorté des services de sécurité syriens. Ils doivent se rendre notamment dans la région de la Ghouta orientale, où l'opposition et les pays occidentaux accusent l'armée d'avoir tué des civils par centaines à l'arme chimique la semaine dernière.
 Les Nations unies ont expliqué que les autorités syriennes avaient promis d'observer un cessez-le-feu durant la visite des inspecteurs sur le site.
Selon un bilan donné en fin de semaine dernière par l'ONG Médecins Sans Frontières, au moins 355 personnes sont mortes empoisonnées après cette attaque. Les opposants au président Bachar Al-Assad font état de 500 à plus de 1.000 morts.
Les enquêteurs de l'Onu, arrivés à Damas le 18 août pour examiner d'autres allégations de recours aux armes chimiques, ne peuvent que déterminer si une attaque de ce type a été menée, sans en désigner l'auteur. Les éventuelles preuves recueillies, par exemple sur les missiles utilisés, pourraient cependant témoigner de l'identité des responsables.
Le président français François Hollande a évoqué dimanche par téléphone la situation en Syrie avec plusieurs dirigeants occidentaux, dont son homologue américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron.
Au cours d'une série d'appels téléphoniques à ses homologues internationaux, John Kerry, chef de la diplomatie des Etats-Unis, a estimé qu'il y avait "très peu de doutes" que le gouvernement syrien ait mené un attaque au gaz neurotoxique. 
William Hague, chef de la diplomatie britannique, a cependant prévenu qu'il fallait faire preuve de "réalisme" au sujet de l'enquête des inspecteurs de l'Onu, car "les tirs d'artillerie ont pu déjà détruire une bonne partie des éléments de preuve".
La télévision officielle syrienne a diffusé des images de chars pénétrant dimanche dans le quartier de Jobar, dans l'est de Damas, qui aurait été touché par l'attaque supposée au gaz neurotoxique. D'après des opposants, l'armée a fait usage de missiles sol-sol et de pièces d'artillerie dans le secteur.
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a lui prévenu dimanche qu'imputer prématurément à Damas l'attaque chimique présumée serait "une erreur tragique" et a conseillé à Washington de ne pas reproduire les erreurs du passé en référence manifeste à l'invasion de l'Irak en 2003.
La Syrie a également mis en garde contre une intervention militaire sous l'impulsion des Etats-Unis, par la voix du ministre de l'Information Omran Zoabi, qui a estimé qu'une telle initiative "aurait des conséquences très graves et créerait une boule de feu qui embraserait le Moyen-Orient".
Les Etats-Unis se sont pour le moment montrés très prudents sur l'éventualité d'une réponse militaire, alors que Barack Obama avait estimé l'an dernier que l'utilisation d'armes chimiques par Damas constituerait une "ligne rouge".

Agences
Mardi 27 Août 2013

Lu 449 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs