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Insolite : Pénurie de papier toilette




Insolite : Pénurie de papier toilette
Les produits d’hygiène de base se font rares dans les commerces vénézuéliens. Ainsi, il est très difficile de trouver actuellement papier toilette, couches, dentifrice ou encore savon. Selon plusieurs analystes, cette pénurie serait la résultante de la politique de contrôle des prix mise en place en 2003 par l’ancien dirigeant Hugo Chavez.
L’actuel président Nicolas Maduro, dont le mentor n’était autre que Chavez, campe sur ses positions. Pour lui, les pénuries successives sont le résultat d’un vaste complot organisé par l’opposition. Pourquoi une telle pénurie ? La question que chacun est en droit de se poser, c’est quelle est la cause d’une telle pénurie? Car grâce au budget exceptionnel, ce n’est pas moins de 39 millions de rouleaux de papier toilette, 50 millions de serviettes hygiéniques, 17 millions de couches, 10 millions de pains de savon et 3 millions de tubes de dentifrices qui seront importés à la hâte pour faire face à cette pénurie sans précédent, comme le souligne BFMTV.
Pour les entrepreneurs vénézuéliens, cette situation est la conséquence des contrôles exagérés et prolongés instigués par le pouvoir depuis une décennie. A cause du contrôle du change très contraignant, les entreprises privées n’obtiennent qu’au compte-gouttes les devises qui leur permettent d’importer les matières premières nécessaires à leur production. De plus, toute importation est soumise à de longues démarches, ce qui endigue plus encore la production locale. Pour prendre un exemple équivoque, la production d’automobiles est en chute vertigineuse en raison du manque de matériel importé. La conséquence : le prix des voitures d’occasion augmente.
Selon la BBC, le Venezuela connaît la plus forte inflation d’Amérique latine, frôlant les 25%. Cependant, le prix des produits de première nécessité est plafonné pour enrayer l’inflation et que la population puisse tout de même y avoir accès, comme le souligne France24.
Ainsi un nombre conséquent ne peut être vendu plus d’un certain prix, fixé par l’Etat. Seulement cette mesure, a priori en faveur du peuple, les dessert finalement. Car sachant que le taux de change entre le bolivar et le dollar évolue, les entreprises sont obligées de rogner sur leurs marges et donc perdent en rentabilité, vu qu’elles ne peuvent pas augmenter le prix de leurs produits.

Libé
Mercredi 5 Juin 2013

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