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Insolite : Le Panthéon des jouets




Le jeu Twister, où les joueurs doivent se contorsionner pour placer leurs pieds et mains sur des pastilles de couleur, vient d'entrer au Panthéon américain des jouets, le "Toy Hall of Fame", a annoncé jeudi le Musée national du jeu.
Twister a été sélectionné cette année avec deux autres jouets, le pistolet à eau "Super Soaker" et les marionnettes que l'on peut enfiler sur sa main ou que l'on dirige avec des fils.
Les trois lauréats ont été retenus parmi douze finalistes, dont le jeu Jenga, les Playmobil ou un jeu de bataille navale.
"Pendant près de 50 ans, le jeu Twister a procuré des heures infinies d'amusement aux enfants et familles en les mettant au défi d'utiliser leur corps comme les pièces du jeu, en se pliant et se contorsionnant", a souligné Reyn Guyer, l'inventeur du jeu.
"Quand ma première équipe a conceptualisé ce jeu en 1964 nous n'aurions pas imaginé à quel point les enfants l'aimeraient ni combien il deviendrait ancré dans la culture populaire. C'est vraiment un honneur d'obtenir la reconnaissance du Panthéon des jouets", a-t-il ajouté.
Plus de trois millions de Twister, un jeu simple et peu cher, avaient été vendus peu après sa sortie pour la seule année 1967.
Le Super Soaker est quant à lui apparu en 1990, fruit de l'imagination du Dr Lonnie Johnson, ingénieur en nucléaire et en mécanique, qui travaillait à la base sur un projet pour la Nasa.
Ce projet lui a donné l'idée de ce pistolet à eau performant avec réservoir incorporé, qui s'est vendu à 27 millions d'exemplaires lors des trois premières années, rappelle le musée.
Quant aux marionnettes, "elles sont un jouet très populaire depuis plus d'un siècle", a noté la conservatrice Patricia Hogan.
"Jouer avec ces marionnettes aide les enfants à développer leur coordination et leur dextérité manuelle. Les enfants utilisent leur imagination pour faire des voix, créer des scénarios pour leurs marionnettes. Cela leur permet d'essayer de nouvelles personnalités et émotions", a-t-elle encore souligné. Twister, les marionnettes et le Super Soaker rejoignent au Panthéon des jouets des indémodables comme la poupée Barbie, le jeu d'échecs, le Scrabble, les petites voitures Hot Wheels, les Lego ou le Monopoly.
Le Rubik's Cube, les soldats en plastique vert et les bulles de savon avaient été retenus l'année passée.
 Le Musée national du jeu fait partie du Strong Museum à Rochester, qui abrite également le Centre international d'histoire des jeux électroniques. Il attire chaque année 560.000 visiteurs.
 
 
 
Les "super seniors" étudiés de près pour percer leurs secrets de jouvence
 
Mary Helen Abbott dessine ses lèvres en rose éclatant, fume une cigarette à l'occasion, récolte tous les cancans de la maison de retraite et enfile une courte jupette pour son cours de fitness. Elle a 77 ans.
Elle glousse lorsque le prof d'aérobic donne ses instructions: "Pavanez-vous! Comme si vous alliez rencontrer une célébrité !" Ni une, ni deux, la douzaine de seniors bombent la poitrine et s'agitent dans le studio d'exercice.
Mme Abbott est ce que les scientifiques qualifient de "super senior". Elle participe à une étude visant à découvrir les secrets pour rester vif d'esprit et en bonne santé à un âge avancé.
Tandis que certains cherchent les médicaments pour prévenir ou traiter la démence sénile, d'autres comme le neuropsychologue David Loewenstein de l'université de Miami (Floride, sud-est) s'intéressent aux personnes qui y échappent.
"J'étudie la maladie d'Alzheimer, mais si nous voulons percer les mystères du cerveau nous devons également savoir pourquoi certaines personnes vieillissent bien", explique M. Loewenstein, rapporte l’AFP.
A cette fin, l'Institut national américain de la santé (NIH) finance une étude sur cinq ans portant sur des personnes entre 63 et 100 ans sans démence diagnostiquée, et qui soit ont une bonne santé mentale soit présentent des signes précoces de perte de mémoire.
M. Loewenstein cite des études ayant mis en évidence qu'environ un tiers des plus de 85 ans souffre de démence. Pour un autre tiers, des examens post-mortem ont révélé la présence importante de marqueurs de la démence - plaques ou noeuds dans le cerveau - alors que ces personnes étaient en forme de leur vivant.
"Comment ces personnes ont-elles pu vivre normalement ? La science n'a pas été en mesure d'y répondre", relève M. Loewenstein. "C'est ce que nous essayons de découvrir".
Sur la centaine de personnes participant à son étude pour l'instant, plus de quarante vivent à East Ridge, un village de retraités avec des paons sauvages évoluant entre les palmiers, des voiturettes de golf se déplaçant au milieu d'espaces verts impeccablement entretenus et de rangées de maisons de plain pied divisées en appartements.
Vivre là n'est pas bon marché. Les habitants doivent verser environ 111.000 dollars pour s'installer, puis un loyer mensuel d'au moins 2.700 dollars.
Quelque temps après son arrivée il y a sept ans, l'ancienne maîtresse de maternelle Gwen North - qui fait dix ans de moins que ses 85 ans - a commencé à s'occuper de la boutique d'occasion. "Je travaille environ six jours par semaine", se réjouit-elle.
A 86 ans, son mari Art est connu pour être celui vers qui se tourner pour papoter, partager une information ou réparer un objet électronique.
Art et Gwen ont passé des tests de mémoire et donné des échantillons de moelle osseuse pour traquer les premiers signes biologiques du vieillissement. Ils ont même prévu de donner leur cerveau à la science.
Qu'est-ce qui les maintient jeunes ?
"Le fait de rester active. Et de bons gènes", répond Gwen.
"Simplement travailler. Et ma femme", ajoute Art.
Des données scientifiques confirment leurs dires. "Nous savons depuis longtemps que les gens qui travaillent vont mieux que les gens qui ne travaillent plus", a indiqué Laura Carstensen, qui dirige un centre de recherche de l'Université Stanford, lors d'une conférence à Washington.
Faire régulièrement de l'exercice et adopter un régime diététique méditerranéen - beaucoup de fruits, légumes, pommes de terre, céréales, huile d'olive, du poisson, peu de viande, fromage au lait entier... - sont également connus pour favoriser un bon vieillissement.
Mary Helen Abbott reconnaît qu'elle n'était pas en forme avant son arrivée à la maison de retraite. Après la mort de son époux, elle a perdu du poids et se sentait seule.
"L'une des principales raisons à ma venue ici est que j'en ai eu assez de manger seule", confie-t-elle.
Elle est désormais clairement dans son élément. Elle joue au golf chaque lundi, va à l'église en bus chaque week-end, dirige le comité de bienvenue, connaît tout le monde...
"Les études épidémiologiques montrent que les gens ayant une vie riche en activités stimulantes au niveau cognitif et des relations sociales ont moins de risque de déclin cognitif au fur et à mesure de leur avancée en âge", souligne M. Loewenstein.

Samedi 14 Novembre 2015

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