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Insolite : La tête haute




Les piétons au nez collé sur leurs smartphones ont quelque chose d'autre à regarder depuis peu à Séoul, où les autorités ont lancé une campagne pour les empêcher de rentrer en collision avec une voiture ou un autobus.
Les rencontres entre piétons et véhicules provoquées par l'usage intempestif des smartphones en Corée du Sud ont plus que doublé en cinq ans, à un millier d'incidents signalés en 2014, selon l'Autorité de sécurité des transports.
Le problème est d'autant plus aigu que le taux de pénétration des smartphones atteint les 80% dans ce pays qui semble vouloir à toute force maîtriser l'art de la marche et du texto simultanés.
Afin de tenter d'éviter que les gens ne marchent au-devant des autobus ou ne se rentrent dedans les uns les autres, les autorités de Séoul, l'une des villes les plus connectées au monde, ont commencé à installer des panneaux d'avertissement en cinq sites de la capitale.
"Nous avons choisi les sites où les piétons jeunes sont les plus nombreux, puisque la majorité des utilisateurs de smartphones vont de l'adolescence à la trentaine", a expliqué mercredi à l'AFP Kim Ooc-Kyeong, cadre municipal chargé du projet.
Certains panneaux sont fixés aux feux rouges et dépeignent un piéton le regard rivé sur son téléphone au moment où il va être renversé par une voiture.
Puisque les cibles visées sont susceptibles de ne pas voir les panneaux en question, des avertissements ont été peints sur le trottoir lui-même.
"On a mis 250 signaux sur les trottoirs car ils seront vus par les piétons en train de regarder leurs smartphones", dit M. Kim.
Aucun passant interrogé vers midi par l'AFP ne semblait avoir rien remarqué cependant.
"Je n'ai jamais vu d'avertissement", dit Kim Hyun-Chul, 29 ans. "Il faut qu'ils les rendent plus visibles".
Koo Sung-Hoi, 27 ans, ignore également tout des efforts de la municipalité pour lui éviter d'être blessé.
"Je crois que les avertissements sur les trottoirs sont trop petits pour être remarqués".
En moyenne, les utilisateurs sud-coréens passent quatre heures par jour à chatter, tweeter ou à jouer, et 15% d'entre eux présentent des symptômes d'addiction, selon les données officielles.
Séoul va évaluer les effets de la campagne jusqu'à la fin de l'année avant de l'élargir le cas échéant.
Des villes européennes, comme Anvers en Belgique ou Augsbourg en Allemagne, ont mis en œuvre des campagnes à visées similaires.

Mercredi 29 Juin 2016

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