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Insolite : Condamnation du «randonneur nu»




Insolite : Condamnation du «randonneur nu»
La Cour européenne des droits de l’Homme a donné raison mardi à la justice britannique pour les condamnations multiples infligées au “randonneur nu”, un homme arrêté plus de trente fois en Ecosse pour s’être montré nu en public.
Stephen Peter Gough, 55 ans, poursuivait la Grande-Bretagne devant la CEDH pour atteinte à sa liberté d’expression, après avoir passé plus de sept ans cumulés derrière les barreaux pour exhibitionnisme en état de récidive.
Il avait décidé en 2003 de marcher nu de Land’s End, en Angleterre, à John O’Groats, en Ecosse, ce qui lui avait valu le surnom de “randonneur nu”. Les juges de Strasbourg ont admis que le fait de s’exhiber dans le plus simple appareil pouvait être “considéré comme une forme d’expression” de ses opinions sur le caractère inoffensif du corps humain. Mais ils ont également jugé que M. Gough savait ce qu’il encourait, par son intransigeance et son refus répété d’obtempérer.
“C’est seulement après un certain nombre de condamnations que les tribunaux ont commencé à prononcer des peines plus lourdes”, ont relevé les juges de Strasbourg.
A plusieurs reprises, les forces de l’ordre avaient dû l’interpeller en costume d’Adam alors qu’il quittait à peine la prison. Il fut également jugé coupable d’outrage à magistrat du fait de son refus de comparaître habillé.
“En exerçant son droit à la liberté d’expression, M. Gough était soumis à l’obligation générale de respecter les lois de l’Ecosse”, a estimé la Cour. Et “bien d’autres voies s’offraient à lui pour exprimer son opinion sur la nudité ou lancer un débat public sur le sujet”, selon les juges.
En outre, il “insistait sur son droit de se montrer nu à tout moment et en tout lieu, y compris dans les tribunaux, les aires communes des prisons et des aéroports, sans aucun égard pour les opinions des autres personnes ou le fait qu’elles risquaient d’être choquées par sa conduite”, a relevé la Cour.
Sa conduite a été “contraire aux bonnes moeurs qui ont cours dans toute société démocratique moderne”, ont encore insisté les juges en estimant qu’il n’y avait par conséquent pas de violation de la liberté d’expression.
Elle a également rejeté le droit au respect de la vie privée invoqué par le requérant, en estimant qu’il ne protégeait pas tout choix personnel concevable concernant la manière dont une personne souhaite se montrer en public: “En la matière, un degré minimum de sérieux s’impose”, a relevé la Cour.


Les Chinois désireux d’un deuxième enfant bien moins nombreux qu’attendu
Le récent assouplissement de la politique de l’enfant unique en Chine ne s’est pas traduit par la hausse attendue de naissances d’un deuxième enfant, a rapporté jeudi la presse, en soulignant les défis posés par le vieillissement de la population.
Annoncées en novembre 2013, les nouvelles règles du planning familial autorisent désormais les couples dont au moins un membre est enfant unique à avoir deux enfants.
Mais seuls 700.000 couples, sur les 11 millions potentiellement bénéficiaires de cette réforme, ont demandé l’autorisation officielle d’avoir un deuxième enfant, a indiqué le journal China Daily, citant la Commission nationale de la santé et du planning familial.
Sur ces 700.000 couples, 620.000 ont été effectivement autorisés à cette naissance supplémentaire. Ces chiffres sont nettement en-dessous des plus de deux millions de nouvelles naissances auxquelles s’attendaient les autorités du pays le plus peuplé du monde (1,36 milliard d’habitants).
Un expert cité par le China Daily a mis en avant le coût du logement et de l’éducation dans les villes, ainsi que la moindre dépendance des parents vis-à-vis des enfants, pour expliquer cette différence.
Agée de plus de 30 ans, la politique de contrôle des naissances en Chine avait déjà par le passé été assouplie pour les paysans, autorisés à avoir un deuxième enfant si le premier était une fille, ainsi que pour les couples dont le mari et la femme étaient enfants uniques.
La population chinoise en âge de travailler a chuté de 2,4 millions l’an dernier, tandis que les sexagénaires, qui comptent déjà pour quelque 15% du total, seront 350 millions d’ici 2030, selon les chiffres officiels publiés en janvier.
La politique de l’enfant unique a été rendue responsable du déséquilibre des sexes, de nombreuses violences faites aux femmes chinoises, ainsi que de terribles dégâts dans les familles.
Malgré le dernier assouplissement, beaucoup de Chinois, et notamment des experts économiques et des démographes, préconisent l’abolition totale de cette loi impopulaire, la population vieillissante laissant présager dans l’avenir de grosses difficultés économiques et sociales.
Pékin défend sa politique en assurant qu’elle a garanti la sécurité alimentaire et permis la croissance économique.

Samedi 8 Novembre 2014

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