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Insolite : Café à chiens






Un muffin près de Muffy? Un cookie en caressant Wookie? Tels sont les délices canins d'un salon de thé à Lille, dans le nord de la France, où officient neuf chiens remuants et joueurs à la rescousse de clients en manque de contact animal. Un concept qui existe aussi dans d'autres pays.
"Je ne pensais pas qu'il y en aurait autant!", s'exclame Stéphanie, oscillant entre émerveillement et crainte diffuse tandis que Zazou, Kiki et Pim se chamaillent entre les tables.
Cette banquière est venue avec ses deux enfants en bas âge, avec l'envie de partager son amour des animaux. "Je reviendrai, mais toute seule", glisse-t-elle, une fois son forfait "Chihuahua" épuisé - soit 30 minutes de présence payées quatre euros, avec sirop, thé et café à volonté.
Ophélie Poillon, 24 ans, a ouvert le "Waf" voici un mois, après un master de management. Cette mordue des chiens a recruté son armada dans des refuges gérés par des associations. Parmi les neuf canidés de taille et race diverses, trois sont en permanence proposés à l'adoption.
Des cafés ou salons de thé du même genre existent déjà dans des pays d'Asie, comme à Tokyo et à Séoul, mais aussi à Los Angeles notamment. Et d'autres, plus nombreux, développent le même concept avec des chats, dans différents pays. Ophélie Poillon explique avoir voulu "réunir les chiens en manque d'affection humaine et les humains en manque d'affection animale".
Elle espère ainsi capter l'air du temps et s'adresser à ceux que le travail, les transports chronophages et le coût du logement empêchent de posséder un chien. "Tous ces gens qui adorent les chiens mais qui disent +On ne peut pas en avoir car ils seraient malheureux+".
C'est le cas de Tristan, 21 ans, étudiant à Sciences Po Lille. "Chez mes parents à Paris, on a deux chiens. On en a toujours eu. Mais je ne les vois plus souvent et ici ça me relaxe", souffle-t-il entre deux bouchées de cookie, installé sur un pouf vert pomme.
"On a déjà un chat et j'adorerais avoir un chien, mais c'est plus de contraintes et question place, c'est compliqué", regrette Stéphanie. Quant à Polly, 23 ans, le "Waf" lui permet de maintenir sa passion pour les chiens, elle qui s'est expatriée de Londres sans animal.

Libé
Mercredi 21 Décembre 2016

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