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Inondations meurtrières à Bamako

L’aide internationale se fait indispensable




Inondations meurtrières à Bamako
 
La capitale malienne, Bamako, était jeudi la proie de spectaculaires inondations dues à des pluies torrentielles tombées la veille, qui ont fait plus de 20 morts et laissé sans abri des milliers de personnes.
Selon Alassane Bocoum, directeur national du Développement social au ministère de l’Action humanitaire, 23 corps identifiés ont été transportés dans deux établissements de santé de Bamako, ville de plus de 2,5 millions d’habitants, à la suite de ces inondations.
Il a ajouté que les autorités ont aussi enregistré des «milliers de sinistrés et une centaine de maisons» détruites par les eaux de pluies, d’une quantité inhabituelle pour la saison des pluies.
Les services météorologiques du Mali ont annoncé avoir relevé 85 mm d’eau mercredi à leur station de référence de Sotuba, à Bamako. Selon un spécialiste interrogé jeudi par l’AFP, la moyenne maximale tourne autour de 50 mm pour la saison des pluies.
Des sans-abri sont accueillis sur plusieurs sites, essentiellement des écoles qui ont été dotées de couvertures, nattes et moustiquaires entre autres matériels d’hébergement d’urgence par des municipalités, des services sociaux ou des organisations de secours dont la Croix-Rouge malienne, d’après des sources concordantes.
Mais beaucoup de sinistrés refusaient de quitter leurs quartiers.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a présenté au nom de la France «ses condoléances attristées aux familles des victimes et à leurs proches». La France «exprime toute sa solidarité au peuple malien et se tient à la disposition des autorités maliennes pour leur prêter assistance si elles le souhaitent», a déclaré le ministre dans un communiqué diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi.
Ces inondations surviennent alors que le Mali tente de sortir d’une crise politico-militaire de 18 mois marquée notamment par un coup d’Etat en mars 2012 et l’occupation du Nord par des groupes rebelles et jihadistes, chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire menée par la France et des pays africains.
Les Maliens ont élu en août un nouveau président, Ibrahima Boubacar Keïta, qui doit prêter serment le 4 septembre selon le délai fixé par la constitution.

Libé
Samedi 31 Août 2013

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