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Incursion d’un navire espagnol à Gibraltar

Londres convoque son ambassadeur à Madrid




Incursion d’un navire espagnol à Gibraltar
Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Jose Manuel Garcia Margallo, a exprimé sa surprise suite à la décision du gouvernement britannique de convoquer l'ambassadeur d'Espagne à Londres, Federico Trillo, en protestation contre "l'incursion" d'un navire espagnol dans les "eaux territoriales britanniques" de Gibraltar. Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé mardi avoir convoqué l'ambassadeur d'Espagne au sujet de "la grave incursion dans les eaux territoriales britanniques de Gibraltar" d'un navire océanographique espagnol.  "Je condamne vivement cette incursion provocatrice et demande au gouvernement espagnol de faire en sorte que cela ne se reproduise pas", avait déclaré David Lidington, secrétaire d'Etat britannique aux Affaires européennes dans un communiqué.
Dans une déclaration faite aux Etats-Unis où il accompagne le Prince Felipe dans sa visite, et qui a été relayée mercredi par des médias espagnols, M. Margallo a, en réaction à ces propos,  souligné que l'Espagne agit toujours en respect de la légalité, notant que le bateau de l'Institut océanique espagnol "Ramon Margalef" recueillait des preuves en application d'un ordre de l'UE sur les blocs de béton jetés par Gibraltar l'été dernier. Le différend bilatéral entre les deux Etats membres de l'Union européenne a été à l'origine d'une tension diplomatique cet été entre les gouvernements espagnol et britannique.
La crise s'est déclenchée quand l'Espagne avait protesté en juillet dernier contre la construction d'un récif artificiel près des côtes de Gibraltar. Selon le gouvernement espagnol, ce récif empêche l'accès des pêcheurs espagnols à une zone riche en fruits de mer et enfreindrait les règles européennes en matière d'environnement. Les autorités espagnoles ont exprimé également leurs inquiétudes face à la hausse de la contrebande de tabac de Gibraltar vers l'Espagne.
Londres a pour sa part accusé l'Espagne d'avoir renforcé les contrôles au point de passage entre Gibraltar et l'Espagne, par mesure de représailles. En août dernier, le Premier ministre David Cameron a déclaré que le rétablissement des contrôles par les Espagnols est "contraire au droit de libre circulation dans l'UE".
De son côté, la Commission européenne, qui a envoyé en septembre une mission sur place, a jugé le 15 novembre que les contrôles des personnes et des biens exercés par les autorités espagnoles n'étaient "pas excessifs".

MAP
Jeudi 21 Novembre 2013

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