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Impactée par le renchérissement de la facture énergétique : Le déficit de la balance commerciale avoisine 40 milliards DH




A la lecture de la toute récente note de conjoncture de la DEPF (Direction des études et prévisions financières), la situation des échanges extérieurs ne fait qu’empirer. Le déficit de la balance commerciale se creuse davantage et avoisine, au terme du 1er trimestre 2010, les 40 milliards DH, au lieu de 33,8 en mars de l’année dernière.  Cette aggravation de 16,2% du déficit provient, selon les auteurs de la note, du renchérissement de la facture énergétique et de la hausse de nos importations en produits finis et biens de consommation. Ainsi, à fin mars 2010, le taux de couverture des importations par les exportations tombe à 43% au lieu de 44,6% en 2009. Selon le rapport de BAM, l’augmentation de 16,2% du déficit de la balance commerciale, par rapport au premier trimestre 2009, résulte de la hausse de 13,1% des importations, au moment où les exportations n’ont bougé que de 9,3%. L’offre exportable pâtit toujours de son étroitesse et du faible niveau d’intégration de la valeur ajoutée technologique.
D’après la DEPF, les transactions commerciales du Maroc avec l’étranger ont été marquées par une progression de la valeur des importations des biens et services à un rythme plus rapide que celui enregistré par les exportations des biens et services.
En effet, les importations des biens ont affiché un accroissement en valeur de 13,1% après un repli de 16,8% un an auparavant. Selon la DEPF, ce changement de tendance s’explique à hauteur de 67,9% par le raffermissement des achats des produits énergétiques, suivi des importations des demi-produits et de celles des biens de consommations qui sont à l’origine respectivement de 27,3% et de 9,7% de l’appréciation des importations à fin mars 2010.
Poids de la facture pétrolière
La facture énergétique a, en effet, enregistré une augmentation de 53% contre une baisse de 35,3% un an auparavant. Cette hausse est attribuable à hauteur de 35,7% à l’accroissement de 55,4% de la facture pétrolière, en raison de la hausse de 68,3% des prix à l’importation qui se sont établis à 4.549,4 dirhams/tonne après 2.703,3 dirhams/tonne à fin mars 2009, tandis que le volume importé a régressé de 7,7% par rapport à la même période de l’année précédente. Par ailleurs, la tendance baissière des prix pétroliers en cours serait de nature à alléger la facture pétrolière pour les prochains mois. Le prix du baril a en effet, reculé à moins de 70 dollars le 20 mai, en ligne avec la hausse du dollar et les inquiétudes relatives à la crise de la dette dans la zone euro.
En outre, les importations du gasoil et fuel, du gaz de pétrole et autres hydrocarbures et de l’énergie électrique sont à l’origine de 66,1% de l’appréciation de la facture énergétique et ce, consécutivement au renforcement des importations de ces trois catégories de produits respectivement de 61,2%, de 55,7% et de 443,8% par rapport à fin mars 2009.  
Les achats de demi-produits, deuxième poste ayant tiré à la hausse les importations totales, ont affiché une hausse en valeur de 17,4% en glissement annuel contre une baisse de 20,9% un an auparavant. Cette évolution s’explique essentiellement par le renforcement de la valeur des achats en composants électroniques (+225,1%), de celle des produits chimiques (+14,3%), des matières plastiques artificielles (+14,4%), du cuivre (+49,9%) et des fils, barres, palplanches, profilés en fer ou en acier (+40,5%).
S’agissant des importations des produits finis de consommation, leur valeur s’est appréciée de 6,2% après une augmentation de 3,7% à fin mars 2009. Cette tendance haussière découle du raffermissement de la valeur des importations des voitures de tourisme de 12,6%, de celle des appareils récepteurs radio et télévision de 15,9% et de celle des médicaments de 12,6%. Ces trois catégories de produits sont à l’origine de 73,1% de la hausse des importations des produits finis de consommation à fin mars 2010
Quant aux importations des biens d’équipement hors avions, elles ont affiché un taux d’accroissement de 17,7% au cours du mois de mars 2010 par rapport au même mois de 2009, ce qui a permis, ajoute le même document, de compenser le repli enregistré à fin février 2010 (-4,5%), clôturant, ainsi, le premier trimestre 2010 sur une hausse en valeur de 2,8% en glissement annuel. Ce redressement s’explique principalement par l’augmentation de la valeur des achats de  moteurs à pistons et autres moteurs de 61,2%, de celle du matériel ferroviaire roulant de 256% et de celle des  appareils de coupures électriques de 27,3%, ce qui a permis de contrebalancer le repli de la valeur des importations des voitures industrielles et de celle des machines et appareils divers de 9,3% chacune.

Achir Karim
Mardi 29 Juin 2010

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