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Il ne couvre actuellement que 4% de la consommation nationale : Le gaz naturel, énergie de demain




Tout le monde s’accorde à dire que le développement économique futur du Maroc appelle à conforter la place du gaz naturel dans la stratégie énergétique nationale. Face à la flambée des prix du pétrole, le Royaume s’est tourné vers les énergies renouvelables et a réalisé de gros investissements dans ce cadre. Mais ses besoins allant croissant, l’option du gaz naturel s’est imposée vu sa compétitivité.  C’est autour de ces éléments de réflexion que s’est tenu  jeudi dernier à Casablanca, un forum organisé par le Fédération de l’énergie de la CGEM sous le thème «Place du gaz dans la politique énergétique marocaine». Experts nationaux et internationaux ont apporté des éclairages sur le sujet. Le gaz naturel est sans conteste la source d’énergie de l’avenir et il est promis à un bel avenir. Certes il ne couvre actuellement que 4% de la consommation nationale contre environ 25% au niveau international, mais la donne devra changer d’après les pronostics des spécialistes du secteur. Troisième source d’énergie, il est appelé à ravir la deuxième place au charbon d’ici 2030. Le Maroc dépend pour plus de 97% de l’extérieur en ce qui concerne son approvisionnement en produits énergétiques. Conscient de l’importance de ces données, il a élaboré une stratégie qui met en avant le gaz naturel. C’est ce qui ressort des propos de Fouad Douiri, ministre de l’Industrie et de l’Energie. «Le secteur de l’énergie connaît une mutation profonde notamment face à la flambée des prix du pétrole (donnée difficile à maîtriser). Cette perspective devrait passer d’un simple slogan pour s’inscrire dans les politiques publiques et l’organisation de la production», a-t-il assuré. Compétitif, polyvalent, propre, ce combustible est également pérenne, ce qui joue beaucoup en sa faveur, d’après M.Diouri qui rappelle dans ce cadre que les réserves de gaz peuvent représenter jusqu’à 200 ans de consommation. Pour lui, le gaz naturel est le meilleur ami des énergies renouvelables. La centrale thermique de Thaddart utilise déjà ce combustible. Quid du cadre législatif ? Le processus est en cours, a affirmé le ministre. Une loi devra incessamment voir le jour afin de donner une vision claire aux investisseurs. Elle devra  prévoir également la création d’une autorité de régulation  à même de fixer les conditions de tarification  et arbitrer toutes les difficultés. Au niveau de la CGEM, Mohammed Horani, patron des patrons, a déclaré que la Vision 2020 élaborée par ladite institution intègre dans ses objectifs  la stratégie énergétique. «Le souci qui nous anime est celui de savoir si nous serons capables d’en fournir une quantité suffisante pour nos entreprises d’ici 2020». Aujourd’hui, les entreprises marocaines doivent penser avant tout à la protection de l’environnement, a-t-il ajouté.
Jérôme Ferrier, vice-président de l’Union internationale de l’industrie du gaz a, quant à lui, assuré que la stratégie gazière marocaine est bien sur les rails. L’année 2011 est importante du fait que de nouveaux  gisements ont été découverts. Il y a eu également la finalisation de l’accord de vente de gaz naturel de 640 millions m3 par l’Office national d’électricité et le groupe algérien des hydrocarbures Sonatrach. Ce gaz est destiné à alimenter deux centrales thermiques. Et puis le projet méthanier de Jorf Lasfar marque un grand tournant dans ladite stratégie.Il  devrait permettre au Royaume de diversifier son offre énergétique et de profiter du potentiel de ce gaz en termes de compétitivité et de protection de l’environnement. Par ailleurs, M. Ferrier a emprunté le triple A aux banques pour l’adopter   au gaz naturel. C’est une énergie abondante, accessible et acceptable. Greenpeace l’adopte  à 100%.
En France, la stratégie énergétique s’est invitée dans le débat politique pour alimenter la campagne électorale, a déclaré  Pierre-Franck Chevet, directeur général de l’énergie et du climat. Quelle énergie choisir ? La question, fort légitime du reste, s’est posée avec acuité notamment après la catastrophe nucléaire de Fukushima. L’absence de sécurité a sonné le glas pour cette source d’énergie. Quant à la part du gaz dans l’utilisation énergétique en France, elle  a pratiquement doublé entre 1973 et 2010 passant de 7,4% à 15%.

Nezha MOUNIR
Samedi 31 Mars 2012

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