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Il a plu des cordes sur la cité des alizés : Essaouira a vécu deux nuits de terreur




La capitale des alizés a vécu deux si longues nuits de terreur mercredi 17 et jeudi 18 février 2010. Les pluies diluviennes et les vents orageux ont semé l’inquiétude et l’insécurité dans les esprits des habitants. Essaouira a failli être submergée par les vagues de l’Atlantique en furie. Après la journée du 17 février  quelque peu calme, la nuit a été porteuse de prémices d’intempéries exceptionnelles. Le vent avait soufflé violemment au point de d’arracher les arbres à la campagne qui a enregistré des pertes considérables. Quelques heures après, c’était le déluge!
“Je n’ai jamais vu pareil, la pluie était toute blanche! Il pleuvait sans cesse pendant des heures et de façon très abondante. A tel point qu’on avait déjà commencé à prévoir le pire!”, nous a confié une habitante qui a vécu ces longs moments de terreur.
L’eau jaillissait et débordait de partout. Boulevards,  rues, ruelles, place,… aucun endroit n’était épargné. Les égouts n’arrivaient plus à assurer, et les stations de relevage ne servaient plus à rien devant le débordement des eaux maritimes. Cette fois-ci, la situation était encore plus grave que la fois précédente.
“Nous rendions visite à un ami malade habitant près de la poste principale. A notre sortie, nous avions découvert que les vagues avaient dépassé la promenade de la corniche, les voitures garées à la Place Hassan II étaient submergées par les eaux débordantes. Il fallait faire des pas au milieu des grands bassins pour pouvoir s’en sortir”, nous a déclaré un citoyen qui fut encerclé par les immenses flaques d’eaux pluviales et maritimes.
Dans le monde rural, la situation était plus alarmante vu la faiblesse des édifices et des infrastructures de base. Des routes coupées pendant de longues heures, des arbres déracinés, des toits de plusieurs maisons fragilisés, des milliers de ruraux isolés, des ponds effondrés comme c’est le cas à Ait Aissi,  et un enfant originaire de Bouzmour emporté par les eaux de Oued Leksob.
Deux jours après, l’image est dramatique dans plusieurs zones de la province ; des pertes matérielles considérables sont à déplorer, et on commence déjà à s’attendre à une nouvelle vague d’intempéries annoncée par la météo pour le week-end.
A Essaouira, on a encore du mal à se débarrasser des flaques d’eaux pluviales dans plusieurs quartiers de la ville, la mer s’est retirée, mais la panne de la station de relevage située près de la gare routière entrave le processus d’écoulement des eaux vers la station d’épuration.
“La situation est surprenante, même le palais municipal  est inondé par les eaux pluviales, et les infrastructures du réseau d’assainissement liquide fraîchement réaménagées sont défaillantes pour le moment. Cela fait quatre jours que la pluie a  cessé, et on n’arrive pas encore à dégager les bassins d’eaux », nous a déclaré un citoyen non sans amertume. 

Abdelali khallad
Mardi 23 Février 2010

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