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Houria Essalmi élue membre du Groupe onusien sur les disparitions forcées




Houria Essalmi élue membre du Groupe onusien sur les disparitions forcées
Alors que plusieurs familles marocaines souffrent encore de la disparition forcée des leurs, les Nations unies viennent de leur rendre un vibrant hommage. Le choix de Houria Esslami, désignée membre du groupe de travail sur les disparitions forcées au  Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, est un signe de reconnaissance d’un parcours personnel, mais aussi une manière de faire la lumière sur un grand dossier.  
Une grande consécration, dans la mesure où il s’agit d’un processus qui consiste d’abord à sélectionner des candidats éligibles, à travers le  monde, puis à passer un entretien sévère et enfin à être approuvé par le Conseil des droits de l’Homme, en assemblée générale, à Genève. Une co nsécration d’une jeune femme battante, méticuleuse et calme, mais éprise des valeurs humaines. Sa souplesse, sa flexibilité, sa crédibilité et son abnégation la désignent comme proche de toutes les tendances actives en matière des droits de l’Homme.
Native d’Oujda, en 1968, cette co-fondatrice du Forum marocain pour la vérité et l’équité, est omniprésente dans le mouvement des familles des disparus au Maroc. Une conviction objective, certes, mais au-delà, il y a aussi une motivation  purement subjective. La famille Esslami reste parmi celles qui souffrent encore de l’absence de toute information concernant le sort de son fils, Mohamed.
Ancienne directrice de la Fondation Driss Benzekri, et ancienne présidente du Forum des Alternatives Maroc (FMAS), Houria Esslami préfère travailler dans l’ombre, plutôt dans la pénombre. Rien ne peut bousculer son calme et sa sérénité, sources aussi de son énergie inébranlable.
Si d’aucuns voient dans sa mission au sein du Conseil national des droits de l’Homme une contradiction flagrante, l’actuelle membre de cette instance et coordinatrice de la commission des relations internationales, voit la chose autrement et l’explique calmement.« Quand on est imprégné des valeurs universelles des droits humains, l’on doit les défendre sur toutes les tribunes. Tout en étant membre du CNDH, je n’ai jamais cessé de combattre pour élucider le sort de mon frère, et de tous les autres disparus », fait remarquer Houria Esslami, avant d’ajouter :  « L’exercice de la réconciliation au Maroc est un processus dans la durée, et ce n’est pas un moment d’euphorie politique ». Preuve à l’appui de cet acharnement et cette fidélité, Houria Esslami s’apprête samedi à assister à la rencontre des familles des disparus au Maroc. « Je viens de traduire  le communiqué des familles des personnes portées disparues, et je compte assister demain à la réunion concernant ce dossier ; rien ne pourra m’arrêter de continuer ma lutte jusqu’à la découverte de la vérité », a-t-elle souligné. 

Mustapha Elouizi
Samedi 29 Mars 2014

Lu 1517 fois


1.Posté par Khira le 29/03/2014 10:53
Mes sincères félicitations Houria, mais le combat continue.

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