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Hoquet et mal de dos: c'est la faute à l'évolution




Toutes les espèces occupent des corps pas parfaitement adaptés à la vie qu'ils vivent, une conséquence de la sélection naturelle qui affecte particulièrement l'espèce humaine à cause des différences entre la nature où nous avons évolué et le monde où nous vivons, affirme le Smithsonian Magazine. La publication s'est amusée à détailler la liste de dix des conséquences de cette évolution, dont voici nos préférés:
Si nous n'avions pas évolué, nous n'aurions aucun problème avec les premières neiges de cet hiver. Mais nous avons perdu notre fourrure quand nous avons voyagé pour vivre dans des environnements tropicaux. Or "l'évolution ne prévoit pas, elle ne sait pas vers où son travail se dirigera". Résultat, on se les gèle, et le seul mécanisme qui nous reste du temps où l'on portait de la fourrure, c'est celui qui déclenche la chair de poule: ce sont les muscles de la fourrure, censés nous hérisser en cas de danger ou de froid, mais qui ne servent plus à rien avec les quelques poils qui nous restent.
Les dents de sagesse portent très bien leur nom: on les a parce que nos cerveaux sont trop gros. Une mutation génétique chez nos récents ancêtres nous a donné des crânes plus larges pouvant contenir des cerveaux plus larges. Cet agrandissement s'est fait au dépens de notre mâchoire qui a rétréci, sauf que nos dents ont plus ou moins la même taille qu'elles ont toujours eu, et elles n'ont donc plus assez de place dans notre petite mâchoire...
Nos crises de hoquets viennent de nos ancêtres les poissons et les amphibiens: pour pouvoir extraire de l'air grâce à leurs branchies, ils devaient pouvoir fermer leur glotte, point d'entrée vers les poumons, quand ils étaient sous l'eau. Quand on hoquette, on utilise des muscles anciens pour rapidement fermer la glotte en aspirant de l'air. Les hoquets n'ont plus de fonction, mais ils persistent aujourd'hui, et on ne peut pas les arrêter parce que "tout leur processus est contrôlé par une partie de notre cerveau qui a évolué bien avant notre état conscient".
Le mal de dos vient de la bonne idée de nos ancêtres de s'être mis sur deux pattes, au lieu de rester sur quatre. Alors que les dos des vertébrés sont "censés être arqués comme un pont pourrait l'être, pour soutenir un poids", se relever a eu comme effet de forcer notre dos dans une position de S. Et le Smithsonian Magazine de conclure que "la lettre S, toute belle qu'elle est, n'est pas faite pour supporter notre poids, et donc nos dos échouent, de façon consistante et douloureuse". Direction le Smithsonian Magazine pour le reste de la liste.

Slate.fr
Vendredi 10 Décembre 2010

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