Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Hommage à la mémoire de Farid Belkahia, artiste universel et profondément marocain




Des intellectuels, artistes et spécialistes des Beaux-Arts ont salué, mardi soir à Paris, la mémoire de l'artiste-peintre Farid Belkahia (1934-2014), mettant en exergue à la fois le caractère universel de son œuvre et son enracinement dans l'identité marocaine. Lors de cette rencontre, organisée à l'Institut du monde arabe (IMA), les intervenants ont relevé le rôle de pionnier qu'a joué le défunt dans l'art contemporain marocain, grâce à une œuvre qui lui a valu une notoriété internationale tout en étant viscéralement liée au patrimoine culturel et à l'imaginaire artistique national.
Intervenant à cette occasion, le président de l'Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, a souligné que Belkahia est un artiste inclassable, qui fut d'une grande élégance dans tous les aspects de sa vie et qui était profondément marocain, relevant que ces qualités ont donné à son art une portée universelle. L'art de Farid Belkahia, qui s'est illustré par sa façon originale de travailler des matériaux difficiles comme le cuir ou le cuivre, est apparemment abstrait, mais d'un abstrait chargé d'une grande sensualité et d'une chaleur  qui font de chaque œuvre un objet intime, a-t-il ajouté.
De son côté, l'historien de l'art et commissaire d'expositions Jean-Hubert Martin, a estimé que feu Farid Belkahia s'est démarqué de ses contemporains en se forgeant un style bien à lui, qui lui confère une place atypique dans le paysage de l'art contemporain. Cette singularité, qui a été de son vivant un handicap pour la reconnaissance de son œuvre sur la scène internationale, commence à être reconnue et appréciée à sa juste valeur, comme en témoigne la présence d'œuvres de Belkahia dans de grands musées internationaux tels que le Centre Pompidou à  Paris ou la Tate Gallery de Londres, a-t-il noté.
Les participants à cette rencontre, dont des représentants d'institutions marocaines œuvrant à la promotion et le soutien de l'art plastique comme la Fondation ONA, le Groupe Office chérifien des phosphates (OCP), la Fondation Attijariwafa bank et la Fondation Alliances, ont notamment salué l'inauguration récente du "Musée Farid Belkahia" à Marrakech, qui retrace les différentes périodes et influences artistiques des œuvres du défunt. Cette soirée d'hommage a également été marquée par la projection du film documentaire "Farid Belkahia: le signe nomade", réalisé par l'artiste peintre Richard  Texier à partir de plusieurs discussions avec le défunt et des interviews avec  les proches et amis de l'artiste.

Jeudi 18 Février 2016

Lu 779 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs