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Hommage à Haj Mohamed Bajdoub




Hommage à Haj  Mohamed Bajdoub
L’Association des amateurs de musique andalouse du Maroc rend hommage à Haj Mohamed Bajdoub le 21 août au quartier des Habous à Casablanca.
Haj Mohamed Bajdoub, ce virtuose de chant, on le sait, excelle dans l’art de l’émerveillement par les ondulations  de sa  voix limpide et emporte dans le sillage des intonations de la parole, la mélodie et le rythme.
Bajdoub trône, en effet, sur  tout cela car sa  voix, à elle seule, peut remplir l’espace le plus étendu.  C’est tout  un  apprentissage et une détermination qui, au bout de plusieurs années de labeur, ont permis à Bajdoub de devenir le maître incontesté du chant. En 1957 déjà dans  sa ville natale de Safi, il fréquentait la Zaouia où il a appris à chanter les grands poèmes panégyriques,  tels AL Borda et Al Hamzia à Salé où il s’est rendu par la suite, il a pu se frayer un début de carrière  que la connaissance   de grands maîtres allait approfondir.  Des noms comme Moulay Said Kadiri,  Haj Driss Benjelloun Touimi,  Haj Abdelkrim Rais,  Abdessadek Chekkara  ont tous été des enseignants précieux pour lui.  L’un et l’autre l’ont marqué de leur empreinte et laissé un  écho profond dans son âme.
Aujourd’hui, la voix de Haj Mohamed Bajdoub résonne partout et les fruits de ses recherches rayonnent sur le devenir du chant dans la musique Al-Ala.
Mais n’a-t-il pas le mérite d’avoir donné à   cette musique une dimension nouvelle et un air de jouvence? Toujours soucieux d’enrichir son répertoire et sa bibliothèque, Bajdoub ne cesse jamais d’interpeller le monde d’Al-Ala.
En tant qu’artiste innovant,  Haj Mohamed Bajdoub a marqué l’évolution du «Samàa »  et de  « Al-Ala  »  que ce soit de manière individuelle,  au sein d’une chorale ou à travers un orchestre de musique andalouse.  L’école Bajdoub a fait des émules,  d’autres voix sont venues s’ajouter à  celle du maître incontesté de cet art.
D’ailleurs il encourage constamment  les « Mounchidines » à la recherche de l’origine du « Madih  Annabaoui  »et de la grande poésie,   dans les recueils de poèmes  soufis et autres…


PAR ABDESLAM EL KHATiB
Samedi 21 Août 2010

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