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Hicham Daoudi : «L’art vidéo n’est pas assez mis en valeur»




Après la première édition de “Marrakech Art Fair”, les organisateurs s’apprêtent à lancer une nouvelle édition qui aura lieu du 30 septembre au 03 octobre. 
L’année dernière, les participants, c’est-à-dire les galeristes, puisque cet événement leur est dédié étaient nombreux. Cette année, les organisateurs s’attendent à mieux et pour ce faire, ils ont mis en place les moyens nécessaires.
 48 galeries sont de la fête cette année, venant de 11 pays dont la Turquie, invitée d’honneur de la 2ème édition.
 Zineb Daoudi nous explique ce choix: “Nous savons aujourd’hui que la Turquie est un véritable vivier d’artistes émergents. Marrakech Art Fair expose des œuvres d’artistes à la cote bien établie, mais fait la part belle aux talents dits émergents”.
 Sept galeries d’Istanbul sont attendues, en effet, pour dévoiler les jeunes talents de ce pays pour la première fois à l’instar de la Russie et de l’Arabie Saoudite. Au cours de la manifestation, ce ne sera pas question de peinture seulement mais aussi de sculpture, photographie et de vidéo.
 A cet égard, Hicham Daoudi, président d’art Holding Morocco nous explique que l’art de la vidéo sera l‘une des expressions artistiques que cet événement est déterminé à promouvoir.
 “L’art vidéo n’est pas assez mis en valeur au Maroc et nous essayerons, à travers ce parcours culturel, d’en découvrir les raisons. Nous montrerons également comment les artistes voient le monde à travers cet art. Par ailleurs, “Marrakech Art Fair” se donne l’objectif de porter sa touche à la promotion touristique et culturelle de Marrakech. 
Et de souligner qu’”il s’agit de trouver un dialogue entre Marrakech et ses traditions et le monde et la nouvelle technologie”.
 Les projections vidéo auront lieu au cinéma Colisée et à l’Ecole supérieure des arts visuels. L’aspect vidéo sera enrichi d’une programmation conçue par un groupe d’artistes collectionneurs français, avec une scénographie professionnelle assurée par Philippe Délis. Ce dernier explique : “Mon rôle sera de simplifier la rencontre entre les œuvres et le public, entre les professionnels et les artistes”.
“Il s’agit, selon lui, de créer de l’émotion à travers des murs blancs où seront exposées des œuvres du monde, de fabriquer du regard en somme. 
Autre nouveauté cette année, c’est la création d’un prix: le prix Essâadi pour l’art contemporain”, une initiative à mettre à l’actif d’Elisabeth Bauchet-Bouhlal et Jamil Bouhlal.
Ce prix devrait permettre à une nouvelle génération d’artistes de recevoir un appui favorisant une plus grande visibilité de leurs propositions artistiques. La dotation financière est de 15.000 euros pour permettre au lauréat de produire une œuvre originale qui sera exposée pendant l’édition de 2012.
“Ce sera un moyen, pour l’artiste de mettre en œuvre ce qu’il a envie de produire sans penser aux contraintes financières nécessaires à la naissance de son produit et de son art”, confie Elisabeth Bauchet-Bouhlal.

Libé
Samedi 17 Septembre 2011

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