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Hausse du carburant et laisser-faire des autorités grèvent les budgets des ménages Les tarifs de certains bus casablancais prennent l’ascenseur




Hausse du carburant et laisser-faire des autorités grèvent les budgets des ménages Les tarifs de certains bus casablancais prennent l’ascenseur
Mauvaise nouvelle pour les Casablancais usagers des lignes du bus de la société Lux Transport. Le ticket  passera de 4 DH à  4.50 DH, soit une hausse de 0.50 DH qui prendra effet à partir du 29 décembre prochain. Une pilule  qui aura du mal à passer pour une population qui peine à joindre les deux bouts. « Il était temps de procéder à une augmentation des tarifs pour assurer la continuité du service », nous a expliqué Rachid Ghidouni, conseiller juridique de la société. Selon lui, c’est la hausse des prix du carburant qui justifie cette décision. « La hausse a eu des répercussions sur  nos prévisions et a nécessité des enveloppes budgétaires supplémentaires, ce qui a impacté notre situation financière », nous a-t-il précisé. Un état de fait qui se détériorera davantage, selon lui,  vu que les autorités publiques n’ont pas volé au secours de toutes les sociétés privées de transport. « Les pouvoirs publics ont jugé bon de permettre aux chauffeurs de taxis d’augmenter les  prix  de leurs  courses et d’injecter à M’dina bus des fonds estimés à 130 millions de DH, tout en nous ignorant », a-t-il dit en précisant que son entreprise est «prioritaire » puisque ses bus « circulent  sur des lignes longues qui dépassent parfois les 27 km » et qu’elle a « gardé des tarifs bas sur certaines lignes pendant cinq ans malgré les pertes enregistrées ». 
Abondant dans le même sens, le conseiller juridique de ladite société nous a fait savoir que son entreprise a maintenu un tarif de 4 DH sur la ligne Médiouna/Sbit alors qu’il devrait être porté à 5 DH, selon le cahier des charges. « A titre d’exemple, sur la ligne du bus 900 reliant Casablanca à Mohammedia qui est longue de 23 km, le ticket coûte 7 DH », a-t-il souligné. 
Notre source va plus loin. Elle estime que ladite hausse est stipulée clairement par le cahier des charges qui  édicte que toute hausse du carburant doit être répercutée sur les prix des tarifs. De fait, ni le Conseil de la ville encore moins la wilaya de Casablanca, n’ont été préalablement avisés de la décision prise par Lux Transport. 
Des propos que confirme Abdellhak Mabchour, élu de la ville. Selon lui, aucune information concernant cette nouvelle tarification  n’a circulé au sein du Conseil de la ville et cette augmentation est inacceptable et illégale. « Aujourd’hui, la société en question œuvre dans l’illégalité puisqu’elle continue à sillonner les artères de la métropole, bien que son contrat de concession ait pris fin en octobre 2009 », a-t-il noté.  
Une déclaration qui ne semble pas du goût de M. Ghidouni, qui estime  que  le Conseil de la ville adopte un double langage. «  Si on est dans l’illégalité, pourquoi ledit Conseil nous autorise-t-il  encore à circuler ? », s’est-il demandé  avant d’ajouter : «Les sociétés de transport public relevant du secteur privé jouent un rôle important pour désenclaver les différents quartiers de la métropole. D’autant plus qu’elles offrent des  centaines de postes d’emploi ».
Et le consommateur dans tout cela ? Il doit prendre son mal en patience face à cette flambée des prix qui n’a épargné  aucun secteur.  Des hausses jugées minimes par ses initiateurs mais un 0,50 DH par-ci et 0,40 par-là et les petits ruisseaux feront les grandes rivières ! 
 
 

Hassan Bentaleb
Jeudi 27 Décembre 2012

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1.Posté par Jawad le 27/12/2012 19:11
Subventionner les produits de base avec l'aide de la caisse de compensation ne peut être une solution permanente. Cela va de même pour la hausse du prix du pétrole qui ne peut être supporté par l'état au risque de voir les comptes public entrer dans le rouge et saper la confiance des investisseurs et des marchés. Les sociétés privés de transports doivent se débrouiller comme toute société privé qui accepte le risque lié à la création d'entreprise. Ces sociétés de transports privés ne peuvent même pas prétendre au titre de société privé accomplissant une mission d'intérêt public puisqu ' elles ne respectent bien souvent aucune réglementation en particulier celle relative à la sécurité des véhicules de transports en commun. Mais plus en amont ,le problème majeur du Maroc pour remplir ses caisses est le refus manifeste des chefs d'entreprises marocaines de payer l'impôt sur les sociétés en maquillant leur comptes sociaux . Il en va de même du paiement des cotisations de la CNSS. C'est aussi une des causes qui a mené la Grèce à sa perte. Cela donne à réfléchir quand on sait que le Maroc fait depuis peur appel au marché internationaux .

2.Posté par Rhal Mouhcine le 28/12/2012 09:13
« A titre d’exemple, sur la ligne du bus 900 reliant Casablanca à Mohammedia qui est longue de 23 km, le ticket coûte 7 DH ».
Je viens de le prendre hier, let ticket coûte toujours 6 Dhs!!

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