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Hatim Ammor : Artiste jusqu’à la moelle




Etre lauréat d’un concours de chant ne veut pas dire forcément que l’on va réussir une carrière artistique, car faut-il encore que le lauréat soit déterminé, passionné et prêt à faire des sacrifices.
Mais Hatim Ammor, le lauréat de Studio 2M, lui, semble avoir opté définitivement pour la chanson. C’est pour cela qu’il se démène pour se faire une place sur la scène artistique. La chanson produite par 2M a été certes un succès mais pour cette chaîne, l’engagement s’arrête là. Il appartient au lauréat de trouver d’autres moyens pour percer. Hatim a su comment procéder même si son départ en Egypte n’était pas très concluant. Mais tant pis. Pour lui, ce n’est que le début et il sait que le chemin sera aussi long que semé d’embûches. Il n’y a pas que le chant qui semble passionner ce jeune, car sa prestation dans la série télévisée « Bent Bladi » a dévoilé une autre facette qui pourrait elle aussi être porteuse d’autant que Hatim a tout pour réussir et dans la chanson et au cinéma. Mais, il doit savoir qu’il ne faut pas se précipiter et jouer sur deux tableaux en même  temps. C’est pour cela peut-être qu’il semble avoir pris un peu de recul pour bien réfléchir. Il s’est déjà marié, ce qui va être un élément d’équilibre pour lui surtout que son épouse n’est autre que son manager Hind Tazi, ce qui va lui permettre d’évoluer avec professionnalisme.
Hatim Ammor a eu des contacts et non des moindres, avec les cercles égyptiens. Il est lié à « Alam Al Fan » pour quelques temps encore  et a enregistré un album qui comporte des chansons en dialecte égyptien en plus de deux chansons marocaines. Mais pour autant, il n’entend pas reconduire son contrat, car il sait pertinemment qu’il est presque impossible de réussir en Egypte surtout pour un chanteur étranger. On peut donc dire que ce jeune talent commence à acquérir de l’expérience, après sa participation à des festivals en Tunisie et en Algérie ; une occasion pour lui de constater que le public maghrébin aime la chanson marocaine. Ce qui a dû le pousser à reconsidérer sa conception sur l’Orient et l’Egypte en particulier.
Hatim Ammor sait qu’il n’y a pas d’avenir artistique dans les boîtes de nuit ; ces lieux qui attirent des chanteurs mais qui usent à la longue, surtout pour un jeune se cherchant encore. Chanter dans ces boîtes, c’est se mettre à la disposition des clients, ce qui risque de compromettre sa carrière.
D’autre part, Hatim Ammor est sportif, un footballeur qui a joué dans de grands clubs. Cet atout est très important dans la mesure où l’artiste d’une façon générale et le chanteur en particulier, est censé préserver sa forme et sa voix.
A l’âge de 12 ans, Hatim a joué pour l’Olympic de Casablanca puis pour le Wydad pendant deux ans.
Il a montré également un don indéniable au niveau du cinéma, ce qui fait de lui un artiste à l’avenir prometteur.

Libé
Samedi 8 Mai 2010

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