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Harvey prend la direction de la Louisiane

Mort de 10 personnes et le bilan pourrait s’aggraver




Les secouristes étaient engagés mercredi dans une course contre la montre pour retrouver des rescapés de la tempête Harvey au Texas, où un couvre-feu nocturne a été imposé à Houston pour éviter les pillages de milliers d'habitations abandonnées.
Harvey doit remonter vers la Louisiane voisine mercredi et se rapprocher de La Nouvelle-Orléans, qui a commémoré mardi le douzième anniversaire du passage de l'ouragan Katrina.
L'ouragan de catégorie 4, rétrogradé en tempête tropicale, a directement ou indirectement causé la mort d'au moins dix personnes, mais les médias américains indiquaient mercredi que le bilan pourrait s'élever à 30 morts.
Harvey a transformé les rues de Houston, quatrième métropole des Etats-Unis avec 2,3 millions d'habitants, en rivières et des quartiers entiers en lacs.
Les secouristes tentaient toujours d'atteindre des centaines de personnes bloquées par les eaux, alors qu'entre 15 et 30 centimètres de précipitations sont encore attendus à Houston.
Treillis, gilets de sauvetage et casquettes camouflage: tirant leurs bateaux derrière leurs pickups, des sauveteurs improvisés sont venus de tout le Texas et au-delà pour secourir les habitants menacés par les inondations qui paralysent Houston et ses alentours.
Le maire de Houston, dont l'agglomération compte plus de 6 millions de résidents, y a décrété un couvre-feu, pour éviter les pillages de milliers de domiciles évacués depuis samedi.
Le couvre-feu est entré en vigueur mardi à partir de minuit (05H00 GMT mercredi) et devait être levé à 05H00 locales (10H00 GMT).
Le couvre-feu devait dans un premier temps entrer en vigueur plus tôt, mais Sylvester Turner a expliqué qu'il le retardait pour permettre aux volontaires et aux secouristes de continuer leur travail.
"J'impose un couvre-feu pour empêcher toute atteinte aux biens dans les maisons évacuées dans les limites de la ville", a tweeté Sylvester Turner. "On a des milliers de personnes réfugiées dans les abris qui ont quitté leur maison", a-t-il développé en conférence de presse.
"Il y a eu des pillages... Nous avons eu à faire à des voleurs armés qui faisaient le tour hier pour dévaliser notre communauté et la victimiser une nouvelle fois", a pour sa part expliqué le chef de la police, Art Acevedo.
Au moins un pont s'est effondré, une digue s'est fissurée et les barrages étaient menacés au Texas.
Dans le comté de Harris, où se trouve Houston, une évacuation a été ordonnée pour les personnes vivant dans un rayon de 2,4 kilomètres autour d'une usine chimique du groupe français Arkema.
"Il s'agit uniquement d'une mesure de précaution", a rassuré le chef des pompiers du comté, même si Arkema a mis en garde contre "la possible réaction de certains produits chimiques présents sur le site".
"Potentiellement la réaction chimique pourrait provoquer un incendie sur le site, ce qui pourrait produire une large quantité de fumée noire", a précisé le groupe dans un communiqué.
De nombreuses industries pétrochimiques sont implantées dans cette partie du Texas, où les raffineries situées sur le passage de Harvey étaient à l'arrêt. Selon une étude de la banque Barclays, 40% de la capacité de raffinage américaine était arrêtée, ou sur le point de l'être, mardi. Outre l'évident risque de pollution, les analystes craignent les dommages que la tempête peut causer à l'économie américaine. Le Texas compte en effet pour environ 9% du Produit intérieur brut américain, et la banque d'affaires Goldman Sachs a estimé lundi que Harvey pourrait ôter 0,2 point de pourcentage au taux de croissance de l'économie américaine au 3e trimestre.
Les dégâts provoqués par la tempête pourraient atteindre 42 milliards de dollars, selon des modélisations, faisant figurer Harvey parmi la liste des cinq tempêtes les plus coûteuses jamais enregistrées aux Etats-Unis.
Le président Donald Trump s'était rendu mardi dans les régions du Texas sinistrées par la tempête Harvey où, drapeau de l'Etat en main, il s'est posé en rassembleur face à cette catastrophe d'une ampleur historique et mis en avant la coopération entre autorités fédérales et locales.
Il doit y revenir samedi et pourrait également se rendre en Lousiane, lors de son prochain déplacement dans le Sud samedi, a annoncé Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.
"Nous irons dans une autre partie de l'Etat, pour voir des zones où nous n'avons pas pu nous rendre aujourd'hui", a-t-elle ajouté.
A cette occasion, le président devrait rencontrer des personnes évacuées. "Une des priorités du président était de s'assurer que son voyage ne gênerait pas les opérations de sauvetage" en cours, a rappelé Mme Sanders, pour expliquer pourquoi le président n'avait pas rencontré de victimes de la tempête.
Le président était accompagné de la "First Lady" Melania Trump, qui avait été raillée plus tôt sur les réseaux sociaux, en embarquant vers la région inondée avec des talons aiguilles et des lunettes de soleil d'aviateur, malgré le temps pluvieux. Mme Trump a finalement troqué ses escarpins pour des chaussures de sport.

Jeudi 31 Août 2017

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