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Haj Moughit, une référence du chaâbi




Haj Moughit est devenu, ces derniers temps, une référence au niveau de la chanson populaire. Sollicité partout et applaudi là où il se produit, il étale une grande connaissance de ce genre de chant surtout le style «marsaoui» dans lequel il excelle.
Et si chaque chanteur se distingue par un genre propre à lui, Haj Moughit, lui, est connu pour sa façon de danser et de bouger sur la scène.
Sa relation avec le «marsaoui» est née de façon fortuite. «C’est grâce à des groupes de chaâbi qui venaient chez nous  à la maison. Dès l’âge de cinq ans, d’un seul coup, je me suis trouvé parmi eux. C’est depuis ce temps-là que j’ai ressenti un penchant pour ce style de musique, parce que c’est vraiment magique d’être aux côtés d’une troupe musicale pendant une soirée surtout à cet âge sans dormir, c’était vraiment quelque chose ».
C’est donc une longue histoire, une sorte de destin qui a fait que Haj Moughit a lié son sort à la chanson populaire. Seulement, il faut reconnaître que les choses ne se sont pas passées aussi facilement qu’on pourrait le croire. Haj Moughit le confirme d’ailleurs : «Au début, ma famille était contre, à cause de mes études. Tout le monde pensait que si j’optais pour la musique, j’allais abandonner mes études. C’est pour cela que j’ai considéré ce choix comme un défi afin de leur prouver que j’étais suffisamment fort et capable de poursuivre mes études en parallèle. Tout cela, après l’obtention de bonnes notes et de résultats satisfaisants».
Faire autant de sacrifices pour se retrouver, en fin de compte, dans un domaine qui regorge de chanteurs populaires, c’est une véritable gageure et un risque mal calculé. A cela Haj Moughit répond qu’il ne s’agit pas de concurrence à vrai dire. « L’essentiel pour moi, c’est que le chanteur chaâbi doit être fort talentueux. Si quelqu’un veut faire de l’art, il doit respecter le domaine en évitant de faire semblant d’avoir du talent, parce qu’il est vraiment impossible de réussir quand on adopte cette démarche », avoue-t-il.
Il faut dire que les chanteurs populaires qui ont intégré la scène ces dernières années, ont profité de structures et de moyens adéquats, ce qui n’était pas le cas pour Haj Moughit et les autres qui ont débuté leur carrière il y a plusieurs années.
« Avant, il n’y avait pas de facilités comme aujourd’hui, surtout au niveau de la sonorisation. Nous avions un seul micro dont nous nous servions à tour de rôle. Nous étions obligés de louer du matériel et de l’installer. Le groupe devait se déplacer sur les lieux de la fête. Quand nous commencions, il y avait toujours cette sensation de peur -le trac- qui est d’ailleurs toujours présent. Aujourd’hui, les choses se sont nettement améliorées », raconte-t-il.
Aujourd’hui, Haj Moughit est devenu un nom incontournable ; une sorte de référence et c’est pour cela qu’il est fort demandé.

Libé
Samedi 18 Juin 2011

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