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Haddad s’accroche à sa taxe

Au grand dam des professionnels et des usagers




Haddad s’accroche à sa taxe
Depuis l’annonce de son entrée en vigueur le 1er du mois en cours, la taxe aérienne n’a pas fini de faire jaser. Au moment où d’aucuns avaient annoncé la suppression du système de réservation «Amadeus», le ministère du Tourisme, usant d’un ton ferme, a annoncé jeudi que cette taxe n’avait été ni retirée ni reportée.
 Dans un communiqué officiel, il a rappelé que cette « redevance de solidarité et de promotion touristique issue d'une «légère» taxation des titres de transport aérien (billets d'avion) est bel et bien entrée en vigueur depuis le 1er avril 2014».
Entrée en vigueur mardi dernier, elle avait pourtant disparu, jeudi, du système de réservation des agences de voyages, «Amadeus». Ce que la Confédération nationale du tourisme (CNT) a confirmé via le site spécialisé Tourisma Pos. «Il nous a même été donné de constater que l’application de cette taxe a été, pendant une courte durée, suspendue au niveau des systèmes d’information utilisés par certaines agences de voyages marocaines» peut-on lire sur son communiqué.
Tout en appuyant la position du gouvernement sur la question, la CNT a néanmoins exhorté «le ministère et les autorités compétentes, à publier, sans délai, la procédure de recouvrement de cette taxe afin de permettre aux professionnels concernés de s’en acquitter, de leur donner la visibilité nécessaire et d’éviter tout amalgame susceptible de créer ce type de confusions». 
Du côté des agences, on indique que l’Association internationale du transport aérien (IATA) aurait demandé à toutes les compagnies aériennes de suspendre jusqu'à nouvel ordre l'application de cette taxe. «En l’absence d’un texte d’application, IATA a retiré la taxe» du système « Amadeus », nous a déclaré le directeur d’une agence établie à Casablanca sous le sceau de l’anonymat.
Des propos qui ne sont pourtant pas du goût du ministère de tutelle qui a assuré que «cette redevance est une disposition d'un texte de loi, mis en place par les autorités souveraines du Royaume du Maroc, et il n'appartient à aucune organisation, ni à aucun tiers de décider d'un quelconque report, suspension ou modification, en dehors des procédures légales».
Dans ce sillage, le département de M. Haddad a averti les compagnies réfractaires, qu’«en cas de non-respect des dispositions de ce texte», elles «seront passibles d'une amende pouvant atteindre 25% de la valeur de la taxe non versée, conformément aux dispositions de la loi de Finances 2014». 

Mohammed Taleb
Samedi 5 Avril 2014

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