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HRW parle de punitions visant les familles de membres de l'EI




L'ONG Human Rights Watch accuse les forces de sécurité irakiennes d'avoir affecté de force au moins 170 familles de membres présumés de l'Etat islamique dans un "centre de réinsertion" fermé, à titre de punition collective.
"Les autorités irakiennes ne devraient pas punir des familles entières à cause d'actes commis par leurs proches", a déclaré Lama Fakih, directrice adjointe de HRW pour le Moyen-Orient.
"De tels abus sont des crimes de guerre et ils sapent les efforts de réconciliation dans les zones reprises à l'EI", ajoute-t-elle.
"Les camps destinés aux familles de membres présumés de l'EI n'ont rien à voir avec la réinsertion et sont plutôt des centres de détention pour adultes et enfants, qui ne sont visés par aucune accusation", a dit Fakih. "Ces familles devraient pouvoir aller librement où elles peuvent vivre en sécurité".
Les autorités irakiennes ont ouvert le premier camp de réinsertion à Bartalla, juste à l'est de Mossoul, grande ville où l'armée irakienne a proclamé sa victoire cette semaine.
Par ailleurs, les forces irakiennes se sont heurtées à des groupes de combattants de l'Etat islamique mercredi dans la vieille ville de Mossoul, trente-six heures après la proclamation de victoire du Premier ministre Haïdar al Abadi.
Les soldats irakiens ont échangé des coups de feu avec les djihadistes peu avant minuit mardi puis dans la matinée de mercredi, ont rapporté des habitants qui vivent sur l'autre rive du Tigre, face au dernier réduit de l'organisation dans la deuxième ville d'Irak.
Des hélicoptères de l'armée ont mitraillé des secteurs de la vieille ville d'où s'échappaient des colonnes de fumée, sans qu'on sache s'il s'agissait de bombes larguées par les forces gouvernementales ou déclenchées par les djihadistes.
"On vit toujours dans une atmosphère de guerre même si la victoire a été annoncée il y a deux jours", a déclaré Fahd Ghanim, 45 ans.
Un responsable militaire irakien a déclaré que ces activités faisaient partie d'"opérations de nettoyage".
"Des combattants de Daech se cachent toujours dans différents endroits", a dit cet officier. "Ils disparaissent d'un endroit puis resurgissent dans un autre."
Le responsable n'a pas voulu estimer le nombre de djihadistes encore actifs dans la ville.
Le général Stephen Townsend, chef des forces américaines en Irak, a jugé qu'il pourrait y en avoir encore environ 200.
"Il y a des obstacles qui ont été contournés. Nous n'avons pas nettoyé chaque immeuble de cette ville de la taille de Philadelphie. Il faudra le faire. Et il y a aussi des IED (engins explosifs improvisés)", a-t-il dit.
Au sud de Mossoul, des renforts ont dû être envoyés pour aider les forces gouvernementales à chasser des djihadistes armés de mitrailleuses et de mortiers du village d'Imam Gharbi, dont ils ont pris en grande partie le contrôle la semaine dernière.

Libé
Vendredi 14 Juillet 2017

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