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HRW appelle à une commission d'enquête sur les disparus en Syrie




Une commission indépendante doit voir le jour pour enquêter sur le sort de milliers de disparus et identifier les charniers en Syrie, a plaidé mercredi l'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch.
"Une institution indépendante en charge d'enquêter sur le sort et le lieu où se trouvent les disparus, les membres de corps humains non identifiés et les charniers en Syrie doit être créée immédiatement", a indiqué HRW dans un communiqué.
L'appel de l'ONG a été lancé à l'occasion de la Journée internationale des victimes des disparitions forcées qui a lieu le 30 août.
Le conflit en Syrie a commencé en mars 2011 par des manifestations pacifiques contre le régime qui, réprimées dans le sang, ont dégénéré en un conflit destructeur impliquant acteurs locaux, régionaux et internationaux ainsi que des groupes jihadistes.
Depuis, des dizaines de milliers de Syriens ont été portés disparus sur le territoire contrôlé par les différents belligérants, notamment dans les geôles du régime.
HRW a rappelé que "la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a révélé un recours sur une large échelle du gouvernement syrien aux disparitions forcées qui pourraient être assimilées à un crime contre l'humanité".
D'après l'ONG, ce sont les parrains internationaux des négociations de paix qui doivent veiller à ce que cette commission soit créée et pousser les belligérants qu'ils soutiennent à révéler le sort des disparus.
"La Syrie ne pourra pas aller de l'avant si les négociations ne parviennent pas à traiter la question des horreurs des détentions et des disparitions", a affirmé Sarah Leah Whiston, la directrice de HRW pour le Proche-Orient.
La commission d'enquête "doit avoir un vaste mandat pour enquêter, y compris la consultation de registres officiels et l'interview de responsables", a précisé HRW.
Des milliers de militants pacifiques ont été arrêtés notamment les premières années du conflit et certains croupissent encore en prison, selon plusieurs ONG. Début août, la mort d'un informaticien syrien connu, Bassel Khartabil Safadi, a été confirmée par sa famille, deux ans après son exécution par le régime. Il avait été arrêté en mars 2012 dans la foulée de la répression.

 

Jeudi 31 Août 2017

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