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Guinée : Washington et l’UA durcissent leurs positions à l’égard de la junte




Le porte-parole du Département d’Etat n’a pas usé de précautions oratoires, en évoquant la situation politique en Guinée : « La junte actuelle conduite par le capitaine Dadis Camara doit quitter le pouvoir et ouvrir la porte à des élections libres »  a déclaré Philip Crowley, en réclamant « qu’une enquête internationale permette de faire la lumière sur les massacres du 28 septembre. »
La semaine dernière, un haut responsable de la diplomatie américaine s’est même rendu à Conakry, où il a expliqué pendant deux heures au chef de la junte que les Etats-Unis le tenaient pour responsable des meurtres et des viols de la fin septembre. Le capitaine Camara, qui avait violemment réagi aux propos de Bernard Kouchner disant à peu près la même chose, s’est abstenu de commenter publiquement ces accusations.
Les Etats-Unis, qui n’ont traditionnellement qu’une influence limitée en Guinée Conakry, ont également entendu l’inquiétude de l’une de leurs plus solides alliées dans la région, la présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf, qui craint évidemment l’effet de contagion que pourrait avoir une aggravation de la crise en Guinée.
Enfin, Washington n’apprécie que très modérément la position chinoise, qui consiste à signer des accords pétroliers et miniers avec un gouvernement considéré comme hors-la-loi par une bonne partie de la communauté internationale.
Côté Afrique, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s’est réuni, jeudi, pour statuer sur la Guinée. L’organisation continentale réitère sa demande expresse à la junte de confirmer qu’aucun de ses membres, à commencer par son chef Moussa Daddis Camara, ne se présentera aux élections, sous peine de sanctions. L’ultimatum, lancé il y a bientôt un mois, va expirer samedi soir, à minuit. Mais le massacre commis à Conakry, le 28 septembre dernier, a complètement changé la donne.  
L’Union africaine joint sa voix à celles qui réclament qu’il n’y ait pas d’impunité pour les événements du 28 septembre. Explications.
« L’ultimatum de l’Union africaine à la junte devrait expire ce samedi à minuit... »
La Cour pénale internationale ne lâche pas non plus sa pression sur la Guinée. la Cour va commencer à recueillir des informations a de déterminer si les crimes commis dans le pays relèvent ou non de sa compétence. L’examen préliminaire est l’étape préalable à l’ouverture d’une enquête. Les explications d’Aymeric Rogier, enquêteur de la CPI.  
La CPI doit procéder à un examen préliminaire
« Il ne s’agit pas d’une enquête, il s’agit de la phase préalable au cours de laquelle on recueille, on évalue, on analyse les informations, notamment pour déterminer si les abus qui ont été commis peuvent constituer des crimes de la compétence de CPI...»

MFI
Samedi 17 Octobre 2009

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