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Grippe A/H1N1 : Panique dans nos écoles
Grippe porcine ou pas ? A Casablanca, Rabat et Fès, les établissements scolaires bruissent de mille et une rumeurs que le communiqué publié par le ministère de la Santé publique suite à la fermeture de certaines écoles privées n'a fait qu'alimenter.
Le caractère abscons de certaines des locutions qu'il a usitées pour démentir l'existence de cas d'atteinte au virus A/H1N1, a mis le feu aux poudres. Il y est en effet, dit que «les symptômes présentés par ces élèves sont en faveur d'une forme simple de la maladie ». Laquelle ? Mystère et boule de gomme. Un mystère d'autant plus épais que ce département a estimé que les enfants malades devraient suivre leur traitement à domicile et a appelé «les parents d'élèves dont les enfants présentent des symptômes pouvant faire penser à une grippe (fièvre, toux, fatigue, etc.) de garder leurs enfants à domicile et de contacter le service médical le plus proche, qui prescrira le traitement approprié». Lorsqu'on sait que l'OMS ne conseille la fermeture des écoles, à titre préventif, que pour réduire la transmission du virus ou que si le niveau d'absentéisme rend impossible la poursuite des cours, l'on ne peut donc que s'attendre au pire. Ceci d'autant plus que le communiqué du département de Yasmina Baddou semble tenir en grippe tant les élèves que leurs ascendants. Même s'il ne s'agissait que de cas de grippe saisonnière, le communiqué en question aurait dû leur donner de bien meilleurs conseils. Non content d'évacuer la question de l'isolement des malades et leur traitement sur les parents, il expose ces derniers à la contamination. Pis, il préconise aux parents de ne pas emmener leurs ouailles en auscultation dans les établissements hospitaliers puisque les médecins en fonction dans ces structures seraient aptes à diagnostiquer et à prescrire les traitements idoines sans voir leurs patients. Le feront-ils ? Ceux qui s'y hasarderont ne pourront que s'attirer l'opprobre de leurs confrères puisque l'auscultation du malade est un acte majeur sans lequel la prescription n'aurait nul sens, ni raison d'être. Nos structures hospitalières étant ce qu'elles sont, nous devons certes faire avec, mais dans le respect des principes de base de l'exercice de la médecine. Surtout en ces temps où le virus A/H1N1 menace de faire des ravages parmi nos écoliers. Mardi 27 Octobre 2009
AHMED SAAIDI
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