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Grève de la faim de détenus français au Maroc

Les prisonniers réclament le rétablissement des accords de coopération judiciaire




Grève de la faim de détenus français au Maroc
Des détenus français au Maroc ont entamé une grève de la faim pour le rétablissement des accords de coopération judiciaire, suspendus après la récente crise diplomatique entre le Maroc et la France, où ils espéraient être transférés, ont-ils indiqué dans un communiqué.
«Nous réclamons (...) que les accords de coopération judiciaire soient rétablis (et) l'accélération des transfèrements» en France, ajoutent-ils dans ce texte parvenu mardi à l'AFP.
D'ordinaire bien huilée, la relation entre la France et le Maroc, deux proches alliés, a connu une brusque détérioration en février à la suite du dépôt de plaintes à Paris visant le patron de la DGST, Abdelattif Hammouchi, pour «torture» et «complicité de torture».
Rabat s'est notamment montré furieux de la venue, le 20 février, de policiers à la résidence de l'ambassadeur du Maroc pour notifier à M. Hammouchi -dont la présence à Paris avait été rapportée- une convocation d'un juge d'instruction.
Le Maroc a dans la foulée suspendu tous ses accords de coopération judiciaire avec la France. Contacté par l'AFP, l'un des détenus a confirmé la décision de la grève de la faim.
«On est 22 détenus français à avoir entamé cette grève pour demander le rétablissement des accords judiciaires», a-t-il précisé.
«Mon dossier était sur le point d'aboutir avant que cet incident diplomatique vienne tout remettre en cause», a ajouté le détenu qui a requis l'anonymat.
Un haut responsable du ministère marocain de la Justice, joint par téléphone, a par ailleurs indiqué qu'il «est normal que si la coopération judiciaire est suspendue, aucun processus d'exécution ne peut être enclenché». 
A une mère qui s'inquiétait du sort de son fils, incarcéré à la prison de Salé à Rabat après une condamnation à huit ans de prison dans une affaire de stupéfiants et qui demande son transfèrement pour effectuer sa peine dans son pays, les services pénitentiaires français ont expliqué le 15 avril, dans un mail dont l'AFP a eu copie, que «le Maroc ayant suspendu sa coopération judiciaire avec la France de manière unilatérale, les dossiers de transfèrement vers la France des personnes condamnées sont également suspendus». 
«Nous sommes en attente d'informations sur la position du Maroc pour reprendre, le cas échéant, la transmission des documents entre la France et le Maroc dans le cadre de la préparation des dossiers de transfèrement», répondait encore l'administration. Pourtant, le dossier de ce détenu est complet, relevaient les services pénitentiaires français. 

AFP
Jeudi 22 Mai 2014

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