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Gouvernance au féminin, la barre est toujours haute


Seules 7% des femmes accèdent au poste de responsabilité



Gouvernance au féminin, la barre est toujours haute
L’article 19 de la Constitution stipule bien que « l’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental ». Mais, entre la théorie et la pratique, il y a tout un monde. Les exemples sont nombreux pour illustrer cette réalité. Le dernier en date n’est autre que l’étude présentée lors de la première édition de "Gouvernance au féminin", organisée conjointement par le ministère des Affaires générales et de la Gouvernance, ONU femmes et l’Institut marocain des administrateurs (IMA). En effet, il s’avère, d’après ce document, que les femmes sont seulement 7% à occuper des postes de direction au sein des entreprises privées et publiques du Royaume.
Une situation qui en dit long sur le retard enregistré par le Maroc en termes d’égalité des genres, comme l’a souligné d’ailleurs Mohamed Najib Boulif, ministre délégué en charge des Affaires générales et de la Gouvernance. D’autant plus que la moitié de ces entreprises ne comptent aucune femme au poste de responsabilité.
La conférence s’est conclue par des recommandations faites afin d’atteindre cet objectif de parité. Il s’agit, en premier lieu, de la mise en œuvre de l’article 19 de la Constitution et de tous les textes concernant la gouvernance dans les entreprises. Cela va de pair avec l’implication des dirigeants pour atteindre les objectifs escomptés, notamment le gouvernement qui, en dépit de la mise en œuvre de la nouvelle Constitution, ne compte qu’une femme, en l'occurrence Mme Bassima Hakkaoui du PJD  en qualité de ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social. En second lieu, afin de mieux réussir l’application des dispositions de la Constitution, il faut veiller à instaurer des quotas, de 15 à 30%, dans un premier temps. Accompagner ces femmes pour qu’elles puissent être en mesure même de diriger une entreprise constitue la troisième recommandation. Il va sans dire que cela ne peut se concrétiser sans un changement radical des mentalités qui tendent à discriminer la femme dans nos sociétés. Pour ce, il faut œuvrer sur tous les fronts, de l’école aux plus hautes instances de l’Etat ; le processus de marche vers l’égalité s’inscrivant dans la durée.

Najoua Friguech
Jeudi 11 Avril 2013

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