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Gestion durable de l’arganeraie et enjeux de la lutte contre la désertification




Gestion durable de l’arganeraie et enjeux  de la lutte contre la désertification
La convention de lutte contre la désertification a été adoptée à Paris le 17 juin 1994 puis entrée en vigueur en décembre 1996. Il s'agit du premier et seul instrument juridiquement contraignant mis en place pour aborder le problème de la désertification à l’échelle mondiale.
La Convention est fondée sur les principes de la participation, du partenariat et de la décentralisation et a fixé pour objectifs de
1-lutter contre la désertification grâce à des mesures appuyées par des arrangements internationaux de coopération et de partenariat,
2-appliquer des stratégies intégrées à long terme axées sur l’amélioration de la productivité des terres et sur la remise en état, la conservation et la gestion durable des ressources en terres et en eau, aboutissant à l’amélioration des conditions de vie des populations.
 En se référant à la définition adoptée par la Conférence des Nations unies pour l’environnement et le développement (CNUED), "la désertification, qui prend une ampleur à l’échelle de la planète, est considérée comme un processus naturel ou anthropique d'un changement irréversible du sol et de la végétation des zones arides et la diminution de la productivité biologique. Ce processus peut conduire, dans les cas extrêmes, jusqu'à une désintégration totale du potentiel biotique et la transformation du territoire en désert."
 Il se dégage de cette définition que l’amplification des conditions désertiques constitue un processus qui mène à la diminution de la productivité des écosystèmes ; cette diminution - à son tour - mène à la diminution des ressources pastorales, de la productivité agricole et à la détérioration des conditions de la vie humaine.
 Au niveau mondial, la prise de conscience de la communauté internationale sur la gravité du phénomène de la dégradation des terres dans les zones arides, et surtout sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux qui lui sont associés, date depuis la conférence des Nations unies sur le contrôle de la désertification tenue à Nairobi en 1977. Cependant, il a fallu attendre la conférence la des Nations unies sur l’environnement et le développement (CNUED), tenue à Rio en 1992, pour constituer un comité intergouvernemental chargé de l’élaboration avant juin 1994, d’une convention internationale sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, à l’image des deux autres conventions environnementales relatives aux changements climatiques et à la biodiversité.
En réponse à cette problématique multidimensionnelle, est apparu le concept de restauration des paysages forestiers dont les mécanismes de mise en œuvre visent un équilibre stable entre la demande en ressources naturelles des sociétés actuelles et futures et les possibilités productives des écosystèmes naturels en adéquation avec l’impératif de régénération de leurs ressources. Pour ce concept de restauration, il est important d’accepter ce paradoxe: Un paysage forestier ne se maintient que s’il change !
Programme d’action national de lutte contre la désertification
Au Maroc, le processus de la désertification affecte de plus en plus de terres et demeure plus prononcé dans les zones à climat aride avec des cycles de plus en plus longs de sécheresse. La précarité des conditions de vie des populations rurales conduit inévitablement à surexploiter les ressources naturelles pour satisfaire leurs besoins croissants, ce qui amplifie davantage la dégradation des milieux. En effet, 93% de la superficie du territoire national, sous climat sec (aride à sub-humide), se caractérise par une sensibilité à la désertification à des degrés différents : une partie se trouve complètement en zones critique (zones au sud des Atlas), une autre partie est sérieusement menacée (terres agricoles et pastorales dans les zones arides et semi-arides des plaines et plateaux) et une troisième partie est partiellement menacée (zones sub-humides en bordures des montagnes du Rif, du Moyen Atlas et du Haut Atlas). Même dans les régions humides de l’Atlas et du Rif, les terres restent sensibles à la dégradation.
Conformément aux exigences de la convention, et pour inverser le processus de désertification, le Maroc a élaboré son Programme d’action national de lutte contre la désertification (PAN-LCD) en adoptant une approche participative impliquant les différents acteurs et partenaires concernés. Ce programme a été adopté en juin 2001 et mis en œuvre par différents intervenants.
 Le Maroc a adhéré à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) en 1994 et l’a ratifiée en 1996. Pour honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale d’une part, et constatant que les approches suivies pour atténuer la dégradation des ressources naturelles ont montré leurs limites d’autre part, le Maroc a adopté son Programme d’action national de lutte contre la désertification (PAN-LCD) en juin 2001.
L’approche retenue par le PAN–LCD a pour impératif de privilégier les mesures susceptibles de compléter les programmes sectoriels existants, de catalyser leur mise en œuvre et de promouvoir une véritable dynamique de développement basée sur l’intégration, la territorialisation, le partenariat et l’adoption de l’approche participative.
 Ainsi, le PAN-LCD, repose sur 4 axes essentiels, à savoir : la lutte contre la pauvreté, le développement rural, l’atténuation des effets de la sécheresse et la protection des ressources naturelles. Les axes d’interventions prévus par ce programme, concernent :
1-les actions institutionnelles, législatives et réglementaires d’appui à la contre la désertification,
2-les actions de lutte contre la désertification,
3-la promotion d’activités génératrices de revenus,
4-les actions d’amélioration des connaissances et du suivi-évaluation.
Les divers débats menés au niveau national et régional, ont conclu que la lutte contre la désertification doit reposer sur une vision de développement global des zones fragiles en adoptant :
1-une approche territoriale basée sur l’identification d’unités homogènes du point de vue socio-écologique garantissant les chances de réussite des projets de lutte contre la désertification,
2-une approche intersectorielle qui implique tous les intervenants pouvant concourir à lutter directement ou indirectement contre la désertification et
3- une approche systémique permettant de mettre à profit la complémentarité des potentialités et atouts que présentent les zones de projet.
A l’issue de ce débats, les principales recommandations se résument ainsi :
 - l’intégration des changements climatiques dans les projets de développement socio-économiques et de protection des ressources naturelles ;
 - la mise en place de suivi-évaluation dans un cadre prospectif sur le phénomène de la sécheresse et sur les retombées socioéconomiques liés à ce phénomène ;
 - la mise en cohérence sur le terrain entre les diverses conventions environnementales (conservation de la biodiversité, lutte contre la désertification et changements climatiques) ;
 -  la promotion du partenariat entre les divers acteurs concernés par les projets de lutte contre la désertification.
 L’arganier est une essence endémique spécifiquement marocaine, à affinités tropicales, de la famille des sapotacées. Unique en son genre, il constitue une curiosité botanique et un véritable paradoxe phyto-géographique.
 Cet arbre forestier-fruitier et fourrager couvre actuellement près de 830.000 ha en masse presque continue dans le sud-ouest du Maroc représentant environ 10% de la superficie forestière globale marocaine. L’espace à arganier s’étale sur un important espace couvrant 2,5 millions d’hectares, sur le territoire de 5 provinces ; Tiznit, Agadir, Chtouka-Aït Baha, Taroudante et Essaouira.
Les écosystèmes à arganier se caractérisent par leur diversité culturelle et naturelle et par l’imbrication et l’interpénétration avec diverses formations et espèces végétales. Ces écosystèmes représentent une richesse floristique et faunistique très importante et où s’individualise un endémisme d’espèces végétales et animales. L’aire biogéographique sur laquelle s’étend l’arganier est aussi très diversifiée. Il occupe en effet, la plaine du Souss, l’Anti-Atlas, le Grand Atlas et les plateaux de Haha. Cette diversité biogéographique des zones occupées s’accompagne d’une diversité culturelle et sur le plan du comportement de l’homme avec son milieu.
 En effet, l’arganeraie assure plusieurs fonctions écologique, sociale et économique.
 -  Sur le plan écologique d’abord, par la protection du sol contre les érosions hydrique et éolienne toujours menaçantes. Il contribue également au maintien d’un couvert végétal dans des conditions particulièrement défavorables le considérant comme dernier rempart face à l’avancée du désert.
 -  Sur le plan socioéconomique, cette espèce conditionne l’existence des populations rurales à travers la multiplicité des usages que lui confère son statut spécial notamment, tous les droits de jouissance qui lui sont greffés : mise en culture sous arganier, ramassage de bois mort, cueillette des fruits, parcours des troupeaux, coupe de bois.
Arganeraie et menaces
de désertification
L’analyse de l’état actuel, à travers l’évolution antérieure de l’arganeraie, montre que l’ambiance écologique en général et celle de chaque écosystème en particulier est le résultat direct de l’évolution passée de plusieurs facteurs interdépendants. En parallèle à ces facteurs naturels ou humains, plusieurs acteurs agissent sur le milieu, ayant en même temps favorisé une évolution «régressive » de l’arganier. Parmi ces principaux facteurs et acteurs, on peut citer :
-      la population : grâce à ses pratiques forestières fortement liées aux espaces boisés d’arganier,
 - les conditions naturelles, particulièrement les sécheresses chroniques,
 -      les actions des différents acteurs qui entreprennent, le plus souvent, des projets à objectifs divers.
 L’interaction des différents facteurs et leurs effets sur l’arganier a permis de dégager les principaux problèmes posés :
 1- Pauvreté des populations : Les faibles revenus des populations rurales amplifient le recours de celles-ci aux ressources forestières de l’arganeraie.
2- Insuffisance des infrastructures de base : La région de l’arganeraie reste déficitaire en infrastructures sociales et productives et les besoins exprimés par les populations en ce domaine sont importants, ce qui limite l’accès des populations aux services sociaux de base.
3- Dégradation des ressources et des écosystèmes à arganier : Malgré ses multiples fonctions, l’arganeraie reste soumise à de fortes pressions humaines et pastorales (croissance démographique, mises en culture en forêt, surpâturage, prélèvements des produits ligneux …) qui restent déterminants dans l’évolution régressive des écosystèmes à arganier et leur biodiversité.
 La gestion durable de l’arganeraie : une tendance encore mitigée ?
 Les débats engagés autour de la lutte contre la désertification des écosystèmes à arganier, révèlent que :
 -      la population est consciente de la dégradation de l’arganeraie et de la nécessité de la protéger voire même de la développer,
 -      les responsables locaux essayent d’intégrer la vision écologique et protectionniste dans tout projet programmé dans la région.
La reconnaissance de la Réserve biosphère arganeraie fut prononcée par l’Unesco en décembre 1998 et a permis de distinguer 3 unités spatiales zones, à savoir : les zones centrales, tampons et de transition.
- Zone A : zone dite centrale qui est une zone d’interdiction intégrale, définie sur 17.000 ha. La diversité naturelle et culturelle a permis un zonage en grappe pour intégrer les divers sites d’intérêt biologique et écologique ou paysager.
 - Zone B : qualifiée de zones tampons dans l’espace autour des zones, ce sont des zones d’activités de gestion durable et de production compatible avec des pratiques écologiquement viables. Les parties fortement urbanisées sont intégrées dans la zone tampon qui englobe près de 560.000 ha.
 - Zone C : le reste de la réserve et classé zone C ou zones de transition.
Par leur priorité sur le plan conservation, les interventions sont ciblées premièrement dans les zones A et B dans le souci d’acquérir des expériences en matière de conservation et de régénération de l’arganier, de développement rural et de lutte contre la désertification.
-  Ecosystème souhaité : pour préserver la multifonctionnalité de l’écosystème à arganier, certaines considérations s’imposent :
 • l’arganeraie, espace pionnier des sociétés agraires : La mise en valeur agricole constitue ainsi le facteur historique des modifications de la surface boisée. En effet, la pression sur les terres agricoles s’accentue avec la croissance démographique étant donné qu’on a enregistré une régression continue du taux de la SAU/foyer qui est passé de 1,86 ha en 1994 à 1,54 ha en 2008.
 • L’arganeraie, un mode de mise en valeur de l’espace : La place de l’arganier dans le paysage du Souss fait partie de l’héritage des sociétés agraires ayant aménagé leur territoire dans un souci d’optimisation des potentialités des terroirs. Par ces multiples services et produits, l’arganier est alors intégré à l’agrosystème et au système de vie des communautés rurales.
 • L’espace forestier des écosystèmes d’arganier et la politique forestière : La diversité des usages de l’arganier et de ses produits en ont constitué un bien d’intérêt général dont la gestion raisonnée et réglementée fut précoce du fait de l’intérêt que lui porte la société.
C’est pourquoi le législateur a réservé un statut particulier à l’arganeraie en adéquation des traditions locales.
 L’objectif ultime est d’arriver à la stabilisation de la superficie des peuplements forestiers, particulièrement de l’arganier, avec amélioration de la structure horizontale et verticale des peuplements forestiers (port des arbres et densité) et la rationalisation des usages qui y sont pratiqués en rapport avec le développement socioéconomique de la région.

L’impératif d’une
gestion durable
 L’arganeraie en tant que patrimoine de portée nationale et internationale et qui constitue, en effet, une forêt-relique de l’ère tertiaire, nous interpelle sur la stratégie à lui consacrer pour le léguer aux générations futures.
L’amorce d’une gestion durable de l’arganeraie repose sur trois principes directeurs : La conservation de la biodiversité, la lutte contre la désertification et le développement intégré des zones forestières
 •  La conservation de la biodiversité : Le Parc National Souss-Massa et les divers sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) que recèlent l’arganeraie, militent en faveur des programmes à entreprendre dans cette directive.
 •  La lutte contre la désertification : l’arganeraie est retenue comme zone-pilote pour la mise en œuvre du Programme d’action national de lutte contre la désertification (PAN-LCD). Vu l’urgence de cette préoccupation, il y a lieu d’engager le débat avec les partenaires concernés pour la mise en place d’une institution régionale ayant à charge le traitement de proximité de cette question en adéquation avec la politique d’aménagement du territoire.
 •  Le développement intégré des zones forestières,
L’avenir de l’arganeraie dépend dans une large mesure du niveau de vie des populations et de leurs conditions de vie et des possibilités de promouvoir des activités génératrices de revenus susceptibles de susciter l’adhésion des populations à la préservation de l’arganeraie.
 
Mesures prioritaires
 -      Aménagement concerté de l’arganeraie, permettant d’identifier les vocations des différents espaces forestiers et les confronter aux usages pratiqués en vue de dégager les formes de gestion les plus appropriées pour préserver et valoriser les ressources de façon durable au bénéfice de la population riveraine et de l’intérêt collectif. Egalement, par l’intégration des aspects biodiversité, bois-énergie, parcours, développement des filières émergentes de l’arganeraie dans les modalités de gestion et d’exploitation des terroirs et l’organisation de l’exploitation des ressources naturelles (parcours, bois de feu, eau, mise en culture des sols…..).
 Valorisation des systèmes de production agricole
 •      Agroforesterie/Aridoculture: Vu le contexte bioclimatique de la région de l’arganeraie marqué par l’aridité, la recherche agronomique doit innover en vue de mettre à la disposition des paysans de nouvelles technologies agricoles permettant la diversification des cultures (moins consommatrices l’eau) et l’adaptation des techniques culturales aux exigences de la région (conservation des sols, lutte contre la désertification…), et de mettre le paquet sur l’arboriculture fruitière.
 •  Elevage : par l’amélioration de conduite alimentaire du cheptel, la spécialisation de l’élevage naissant dans les zones forestières et l’élevage d’embouche dans la plaine, la valorisation des produits de l’élevage et l’amélioration des circuits de commercialisation. Une attention particulière sera dédiée à la chèvre qui symbolise ce mariage endémique avec l’arbre de l’arganier. Egalement, le traitement et le règlement de la question de la transhumance des camelins dans l’arganeraie, compte tenu de l’importance des dégâts causés d’année en année sur les arganiers.
 -  Promotion des produits de terroir : L’exploitation de l’arganeraie pour la population rurale s’insère dans un mode de production locale, permettant d’assurer la production de produits diversifiés tels que les fruits d’argane et le miel, et ce pour permettre de dégager des revenus complémentaires. La promotion de la production et de la commercialisation permet de valoriser davantage l’espace à arganier et d’améliorer le revenu annuel des exploitations rurales.
 Activités génératrices de revenus alternatifs
 •   Ecotourisme : Au Maroc, l'éco-tourisme a été introduit comme composante essentielle dans la stratégie nationale sur les aires protégées et il est considéré comme solution de compensation pour les populations riveraines. Les principaux objectifs du développement de l'écotourisme dans l’arganeraie :
 -  promouvoir la forte identité naturelle et culturelle de ces territoires et faire découvrir leurs richesses paysagères ;
 - offrir des revenus alternatifs aux populations usagères (emploi, hébergement, restauration, guide, location de mulets, gîtes d’étape, repas simple....)
 - contribuer au désenclavement des populations rurales et la mise en place d’infrastructures de base.
 D’autres activités peuvent être initiées au profit des populations locales, des femmes rurales, de jeunes promoteurs et avec les ONG, telles que l’apiculture, la cuniculture, la pêche artisanale, les filières forestières plantes aromatiques et médicinales…...
 -      Appui aux ONG : Il s’agit d’intervenir d’urgence, non seulement par le renforcement de la surveillance et des actions techniques, mais aussi par le soutien des actions des ONG, lesquelles associations sont appelées à s’organiser et accroître leur action pour la protection du patrimoine naturel et servir de relais et d’interface vis-à-vis des communautés rurales.  L’arganeraie constitue un ensemble de terroirs exploités d’une manière complémentaire par des entités humaines. Elle comprend donc des terroirs occupés par: les forêts : arganier et autres espèces, les parcours, l’agriculture, l’eau, les infrastructures et les patrimoines socioculturels…..
 Cependant, il s’avère de plus en plus évident, que la conservation et la gestion durable de l’arganier ne peut être possible que par la combinaison des efforts des différents acteurs en se fixant comme objectif principal : l’équilibre écologique et socio-économique des zones forestières et péri-forestières de l’arganeraie. L’aboutissement d’une telle orientation passe par le traitement de l’arganeraie par zone écologique homogène dans une logique d’aménagement du territoire rural prenant en compte les menaces de désertification de cet écosystème qui constitue le dernier rideau vert (rempart) face à l’avancée du désert.

 * Ingénieur en chef au Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la lutte
contre la désertification


Recommandations et orientations

La gestion durable de l’arganeraie intègre l'évolution des connaissances, des techniques et des demandes des sociétés rurales. Il répond à un objectif fondamental de préservation et de réhabilitation des surfaces boisées, le maintien de la qualité des milieux et de biodiversité et de la capacité à remplir les fonctions socioéconomiques. En définitive, les principes de gestion durable consistent à préciser les principales décisions qui vont structurer l'avenir du paysage rural et forestier, par l'intégration dans un programme cohérent des principaux vecteurs de changement quant au développement durable des zones forestières et péri-forestières.
A ce titre, les principales mesures d'intéressement économique concernent:
 - la création des conditions favorables à un environnement économique qui privilégie la productivité des systèmes de production agricoles ;
 -  l'amélioration de l'infrastructure des circuits de commercialisation et le processus de libéralisation du commerce des produits d'origine animaux ;
 -  la promotion des investissements en milieu rural pour permettre la diversification des activités et des revenus alternatifs ;
 -  la mise à niveau de l'économie rurale par le renforcement des capacités d'auto – développement des populations locales.
En définitive, la restauration des écosystèmes forestiers consiste à entreprendre des actions multiples et simultanées visant l’auto-régénération et la récupération d’un écosystème endommagé ou détruit. Ce mécanisme nécessite d’être accompagné par la mise en place des mécanismes et procédures permettant de faire bénéficier directement les populations rurales des services offerts par les ressources naturelles et de les impliquer et les responsabiliser dans ce processus de restauration.

PAR MUSTAPHA NAGGAR *
Samedi 5 Juin 2010

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