Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Galerie Tindouf : Le monde fantastique d’Abdelmalek Berhiss exposé à Marrakech




Les cimaises de la galerie Tindouf accueillent à partir du 26 novembre jusqu’au 17 décembre prochain des travaux de l’artiste Abdelmalek Berhiss sous le signe « Un Monde Fantastique».
Les peintures de Berhiss sont parfois tendres de par leurs tons pastel et la douceur des courbes du dessin. Parfois, les formes lisses et les couleurs fortes rappellent la rudesse de la vie dans la région aride d’Essaouira. Grâce à un trait épuré et un pointillisme assidu, Berhiss, l’autodidacte, tire une poésie subtile des chimères et des monstres qui habitent son esprit et peuplent ses tableaux, harmonisant ce monde irréel avec des coutumes artistiques séculaires, telles les gravures rupestres de l’Atlas.
« Ce n’est pas anodin de rappeler qu’Abdelmalek Berhiss a été d’abord un ouvrier agricole. Passer d’un travail quotidien manuel à une création abstraite doit signifier qu’on ne devient pas artiste sans qu’une rupture profonde ne s’en soit mêlée. Non que le jeune homme de la campagne ait nourri une ambition afin d’entrer dans le monde des arts, mais le champ dans lequel il vivait devait être limité et avait probablement besoin d’ouvrir d’autres fenêtres sur un environnement qui dissimulait de pertinentes expressions difficiles à formuler par les mots », écrit Tahar Ben Jelloun.
« Qu’importe la raison qui a fait de l’ouvrier un artiste. Cela l’a sans doute aidé à traduire un cheminement précis et obsessionnel qui va d’une vision de la réalité intérieure à une investigation de cette réalité imaginée, tissée de voies et de cercles qui, à force de tourner sur elle-même finit par nous parvenir dans une présentation parfaite et quelque peu fermée. A nous de déceler derrière ce travail ce que l’artiste sépare et inscrit dans sa fantasmagorie où des animaux rencontrent des humains mais jamais dans le sens de la logique traditionnelle. Des signes qui s’insinuent dans une vision dont on ne mesure pas les dimensions ni les conséquences », poursuit l’écrivain.  
Autant dire qu’à travers cette expsoition, la Galerie Tindouf nous invite à suiver Abdelmalek Berhiss « dans un voyage intérieur en suivant point par point sa marche entêtée et calme ». A la découverte d’un univers pictural dont on sort ému et satisfait.  

Libé
Vendredi 25 Novembre 2011

Lu 833 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs