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Formation dans les métiers du 7ème Art : Appel à la mise en place de nouvelles structures




Le critique marocain Mustapha Mesnaoui a appelé à la mise en place de nouvelles structures de formation dans les métiers du 7e Art et à la réhabilitation des infrastructures cinématographiques.
Intervenant lors de la conférence “Cinéma marocain et problèmes d’évolution”, tenue en marge des activités du 16è Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan qui s’est achevé le week-end dernier, M. Mesnaoui a indiqué que malgré le nombre croissant des films produits chaque année au Maroc, les compétences techniques n’arrivent toujours pas à suivre cette évolution quantitative.
Ceci, a-t-il dit, pousse les cinéastes marocains à recourir à des techniciens étrangers, notamment quand il s’agit d’un ingénieur de son ou d’un assistant réalisateur. Pareille situation, a-t-il poursuivi, mène à réfléchir aux meilleurs moyens d’encourager les formations dans les métiers techniques du cinéma.
Il a, par ailleurs, souligné qu’il est primordial de réhabiliter les salles obscures et de mettre en place des mécanismes de coordination entre les différentes manifestations cinématographiques nationales.
M. Mesnaoui a, par la même occasion, invité le secteur privé à investir dans le 7e Art, ajoutant qu’aujourd’hui le cinéma marocain est tiraillé entre deux approches : esthétique et quantitative.
L’évolution quantitative du cinéma marocain au cours de cette décennie est essentiellement le fruit de l’évolution des avances sur recettes accordées par l’Etat qui ont été quintuplées, a-t-il dit, estimant toutefois que les fonds d’aide à la production n’ont pas contribué à encourager l’investissement privé.
Pour leur part, les intervenants ont été unanimes à souligner la nécessité de mettre en place une véritable industrie cinématographique qui repose sur l’organisation de la production, le contrôle du marché et la sensibilisation du public.
Ces objectifs, ont-ils fait remarquer, passent nécessairement par la recherche de nouvelles sources de financement, l’ouverture de nouvelles salles et la réhabilitation de celles agonisantes et la mise en œuvre des recommandations du Colloque national autour du cinéma, tenu en 1991.
Les participants ont également appelé à encourager un cinéma qui soit une vitrine du Maroc à l’étranger, rappelant que des films marocains ont remporté des prix dans de grands festivals et ont été de bons ambassadeurs de la culture et de l’art marocains.

MAP
Mercredi 7 Avril 2010

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