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Formation d’un gouvernement d’union nationale en Centrafrique


Le président autoproclamé s’octroie le portefeuillede la défense



Formation d’un gouvernement d’union nationale en Centrafrique
Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.
Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l'ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques.
Parmi les personnalités du Séléka, se retrouvent aux postes clé: Gontran Djono au Pétrole, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux Eaux et Forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la Communication.
Le président Djotodia assumera également la charge de ministre de la Défense.
Le poste de ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement revient à un membre de l'ancienne opposition démocratique, Crépin Mboli Gonda.
Le Premier ministre sortant, lui-même issu de l'opposition, a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, l'ex-rebelle Michel Djotodia. Il avait promis que toutes les tendances de la vie politique seraient représentées dans son nouveau gouvernement, comme le prévoyaient l'accord signé en janvier à Libreville entre pouvoir, opposition et rébellion.
Mais bien que des dirigeants de l'ancien régime de François Bozizé, tombé le 24 mars, s'étaient dits prêts à coopérer, un seul a été retenu.
La plupart, sinon toutes les provinces du pays sont représentées dans le nouveau gouvernement.
Après la prise de contrôle de la majeure partie du pays en décembre par le Séléka qui s'était retrouvé aux portes de Bangui et l'accord de Libreville en janvier, la rébellion avait accusé le pouvoir de ne pas respecter celui-ci, avant de prendre la capitale dans le week-end des 23 et 24 mars.
Le président Bozizé déchu s'est réfugié au Cameroun et a demandé l'asile au Bénin.

Libé
Mardi 2 Avril 2013

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