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Football national: Une conception d’un système pour faire face à la crise 2/2




Football national: Une conception d’un système pour faire face à la crise 2/2
La mise en œuvre dans les clubs
De l’éveil à la formation proprement dite, les jeunes joueurs suivent un cursus défini par des programmes techniques unifiés de formation que la DTN de la fédération mettra à la disposition des directions techniques des clubs via ses directions techniques régionales des Ligues.
Ces programmes seront le moyen de communication de l’ensemble des éléments du système (jeunes joueurs, formateurs, directions techniques des clubs, directions techniques régionales des Ligues et direction technique nationale de la fédération).
D’où la nécessité d’un profil de formateurs en mesure d’atteindre les objectifs de formation tels qu’ils ont été  définis par les programmes de formation établis par la DTN de la fédération. Un profil capable aussi et surtout de communiquer au sein du système. Comment peut-on, par exemple, formuler et communiquer des consignes à un apprenti pour lui corriger sa passe ou son dribble si on ne dispose pas (ou si on ne maîtrise pas) les connaissances techniques et biomécaniques conditionnant la réalisation correcte de ce geste technique ou de cette habileté motrice ? De même comment peut-on expliquer sans, pour autant, être capable de démontrer ? Et peut-on le faire si on n’a pas un vécu de joueur?
D’où, encore, la nécessité de remise en question du système actuel d’évaluation des compétences techniques de ceux qui méritent vraiment d’être répertoriés puis injectés dans le circuit de la formation dans les clubs(?!)
Contrôle et évaluation du travail technique  du club :
Le club est le niveau le plus bas du système (sa base), c’est à ce niveau là que devrait se concrétiser toute une politique technique nationale de formation de joueurs de haut niveau.
Le club et sa direction technique seront, donc, responsables de la formation des joueurs de haut niveau.
Un club bien organisé dispose d’une direction technique pour la gestion technique dudit club, et d’un directeur technique responsable d’une politique technique, d’un programme de travail minutieusement élaboré et sérieusement négocié avec les responsables du club. (C’est l’avenir du club qui est en jeu).
Un directeur technique se charge du recrutement des entraîneurs du club, y comprit celui de l’équipe première.
C’est la tête pensante du club, c’est lui qui mettra en garde les dirigeants du club de ces pseudo-entraîneurs qui pour des misères ne cessent de voltiger d’un club à l’autre. Ce directeur technique a besoin d’un entraîneur capable de s’intégrer  parfaitement au sein du programme technique de cette direction qui le servira et l’aidera dans l’accomplissement de sa tâche en pleine quiétude …
Communication, coordination, coopération et entraide ne signifient en aucun cas interférence de tâches ou piétinement dans les affaires techniques de cet entraîneur de l’équipe première engagé pour apporter un plus au club.
Un directeur technique averti s’opposera, donc, catégoriquement au recrutement d’un entraîneur qui, en venant au club, impose aux dirigeants le recrutement d’autres joueurs (ce qui peut peser encore sur une trésorerie déjà criblée de dettes) et ce pour des raisons que tout le monde connaît. Recrutement de nouveaux joueurs ( ?!) comme si notre marché de transfert regorge de joueurs hors-norme (une blague !). A la rigueur, on peut recruter deux ou trois joueurs selon les postes vacants, mais quand il s’agit de cinq ou six joueurs tout d’un coup et dont le niveau technique n’est pas meilleur que ceux déjà en place, alors on peut dire que la méthodologie du travail du nouvel entraîneur a, dès le départ, fait fausse route. En chamboulant tout le travail d’un collègue, tout juste remercié, le nouvel pseudo-entraîneur aura sûrement du mal à former et à préparer tout de suite une équipe compétitive. Et puisqu’on sait d’avance que ça ne pourra pas marcher ( …) alors, c’est l’autre pseudo qui arrive et ainsi de suite…
Le comble, c’est que ces techniciens de la dernière heure  demandent des salaires qui dépassent de loin ceux de nos médecins chefs ou de nos ingénieurs d’Etat et ils refusent - encore - de communiquer avec les directions techniques de leurs clubs sous prétexte que ces dernières piétinent dans leurs jardins … Qu’est-ce qu’ils ont à cacher ces vendeurs du néant, sinon leurs incompétences techniques et leur malhonnêteté?
Au lieu de participer au développement du football de leur pays à base de programmes, ils préfèrent mijoter avec certains pseudo-dirigeants, eux aussi allergiques à cette notion de direction technique.
Quant la communication technique est absente au sein d’un club, les résultats ne seront que décevants et du coup nos pseudo-techniciens trouvent des excuses du genre : manque de joueurs ( ?!) ou encore un manque de moyens ( ?!), comme si ce petit pays qui nous a infligé cette humiliation (3 à 1) dispose de plus de moyens que le Maroc! Il faut mettre un terme à ce cirque. Une équipe première d’un club, c’est l’image, le modèle et la locomotive pour tous les jeunes des différentes catégories dudit club.
Il faut que la DTN et la fédération imposent aux clubs des directeurs techniques et ce pour plusieurs raisons :
Une direction technique d’un club c’est toute une responsabilité. C’est tout un travail qui doit être sanctionné par des bilans techniques.
Une occasion pour les dirigeants du club d’évaluer et de comparer les résultats techniques enregistrés aux objectifs déjà fixés en commun accord avec les dirigeants du club.
Ces mêmes bilans techniques devraient être envoyés à la DTN de la fédération puisqu’une direction technique d’un club fait partie d’un système général. Cependant, la DTN de la fédération a plein droit de contrôler (par le haut et grâce à ses DR.T.de clubs) le fonctionnement d’un système auquel des sommes d’argent et des moyens ont été alloués. (Pourvu que ça marche !?).
Le contrôle des flux de sortie du système :
Les sélections au niveau régional :
Les formateurs de chaque club évoluant sur le territoire de la Ligue choisiront les meilleurs de leurs effectifs pour former et préparer leurs équipes aux opérations de prospection et de sélection qui se déroulement au niveau de la Ligue régionale.
La DTN en coordination avec les DTR (directions techniques régionales des Ligues) mettra au point un programme pour l’organisation et le déroulement de ces opérations.
Des critères d’évaluation (tests et barèmes) unifiés seront mis à la disposition de toutes les directions techniques régionales des Ligues.
Les résultats de ses opérations de sélection des équipes régionales seront communiqués à la DTN par l’ensemble des directeurs techniques régionaux (communications ascendantes).
Un rapport technique (synthèse) sera élaboré par la DTN et adressé, comme feedback à toutes les DTR des Ligues. Ces dernières auront le temps de préparer leurs sélections régionales pour les opérations de sélections au niveau national.
Les sélections au niveau national :
A la lumière du rapport des opérations de détection réalisées dans les clubs, et à la lumière du rapport technique des opérations de prospections et de sélections réalisées au niveau des Ligues régionales, la DTN de la fédération déterminera un programme de prospection et de sélection des joueurs des différentes équipes nationales de jeunes.
Pour chaque catégorie de jeunes joueurs des critères de sélection seront définis.
Les résultats de ses opérations seront communiqués aux directeurs techniques régionaux puis aux directeurs techniques des clubs. (Une communication descendante du sommet de la pyramide à sa base).
Les résultats attendus (le but du système) :
Le couronnement de l’efficacité du fonctionnement d’un système de production de l’élite se traduit par les différentes évaluations sommatives effectuées à court, moyen et long termes aux niveaux du club, régional et national.
Pour un club, c’est le nombre de joueurs sélectionnés au niveau régional ou au niveau national. C’est aussi, le nombre de joueurs ayant alimenté l’équipe première du club mère. (Une stratégie pour faire face aux recrutements qui pèsent lourd sur la trésorerie du club). C’est enfin, le nombre de joueurs ayant fait l’objet de transferts vers d’autres clubs (l’argent mérité d’un investissement).
Alors, pour clore ce second exemple de gestion technique à moyen et / ou à long terme d’une DTN d’une fédération, le / les départements concernés par la formation et la préparation de l’élite choisiront les moments opportuns faire les bilans techniques d’un travail auquel ont participé tous les acteurs du système.
C’est l’heure des statistiques où il faut évaluer les rapports des flux de sortie et d’entrée au système.
Ainsi prend fin la conception d’un système qui, une fois mis en place, sera capable d’évaluer l’action des acteurs de ce même système.
Il sera, par exemple, capable à travers les bilans techniques de certains départements de la DTN de la fédération de juger le fonctionnement ou non de ces départements et de leur DTN. Comme il sera, encore, capable de confirmer ou d’infirmer une certaine hypothèse lancée, en ce moment de crise, par certains journalistes sportifs de chez nous.
Selon nous, le système fait énormément défaut au niveau de son aspect structurel. Il sera impossible de résoudre cette double problématique de l’équipe nationale et de la pénurie de joueurs de haut niveau en l’absence d’une DTN bien structurée en départements et chapotée par un DrTN entouré d’une équipe compétente composée de cadres techniques.
Ensuite, cette équipe et son DrTN nommeront les DrTRs des Ligues et les DrTCs et les formateurs des jeunes des clubs.
Après viendra l’élaboration des programmes techniques nationaux de formations unifiées pour chaque catégorie de pratiquants et ce à la lumière, bien sûr, des résultats d’une stratégie nationale de détection et de sélection de jeunes talents, toutes catégories confondues.
Enfin, il faut avoir les moyens nécessaires au fonctionnement de toutes les structures techniques du système. Parmi ceux-ci, on pense surtout à un réseau de communication solide et performant pour l’évaluation du travail technique desdites structures techniques de la DTN.
Le Maroc est un pays de football, il l’était et il le restera.
 Ce football-là ne sera jamais orphelin tant qu’il  y a des Marocains sur qui il peut et il pourra toujours compter : dirigeants, techniciens, journalistes et public sportif amoureux des stades et de l’ambiance  des stades.
Le football est un sport collectif qui nécessite une grande solidarité entre tous les acteurs d’une même équipe et surtout lorsque celle- ci traverse des moments difficiles.
L’appel est lancé. Il faut agir. Peu importe le produit proposé, l’essentiel est de participer à la résolution d’une sérieuse crise que vit actuellement notre football.
Sur ce prend fin, l’effort d’un devoir de marocain.

Cycle supérieur de management du sport.
INS My Rachid .Rabat.1997.
Cycle d’agrégation EPS.ENS, casa.1992.
ENS (EPS) 5ème année pédagogique Rabat 1987.
IRFC, Spécialité football 1985.
Licence CAF Juin 2012.
Ex-membre de la DTN de la FRMF (2000 /2002) .
Ex-entraîneur et directeur technique de la JSKT (2003/2010) .
Ex-joueur de l’IZK, RBM, JSKT, RCOZ.

Par Salah Benazzouz
Jeudi 4 Juillet 2013

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