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Foot ou climatologie : Seul compte le résultat…




Deux évènements navrants ont marqué la semaine dernière. Deux évènements portant sur une tricherie suscitant le scandale. Le premier, dans le domaine sportif, est la qualification de la France contre l’Irlande grâce à une main de handballeur» du joueur Thierry Henry. Beaucoup en France ont remis en cause cette «victoire volée». Le deuxième événement est la révélation de la volonté apparente de certains climatologues réputés de manipuler ou supprimer les preuves contre leur théorie du réchauffement climatique. Un hacker s’est en effet introduit dans le réseau de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni) et a posté 60 MB de documents et emails qu’il y a trouvé, dont certains très compromettants de la part de scientifiques du Climatic Research Unit (CRU), dont certains contributeurs... du GIEC. Dans les deux cas, la morale du respect de la procédure, sportive et scientifique, est enterrée : seul compte le résultat.
Il apparaît ainsi que les scientifiques du CRU, dans leurs échanges d’emails, parlent de leur usage de «tours» ou «bidouillages» (trick), pour parvenir à faire «dire au modèle» qu’il y a réchauffement climatique. Ils tentent notamment de gommer les températures élevées de l’optimum médiéval. Ils reconnaissent leur incapacité à expliquer grâce à leurs modèles l’absence de… réchauffement actuel, redoutant que cela soit une réelle «farce» (travesty). Leur comportement à l’égard des autres scientifiques est tout aussi anti-scientifique: refus de fournir des données brutes (pour empêcher la vérification), avec un directeur, Phil Jones, qui demande explicitement à ses collègues de ne jamais mentionner la loi d’information britannique (qui les forceraient à dévoiler leurs données) ; propositions d’exercer des pressions sur les collègues pour qu’ils ne publient plus dans des revues scientifiques qui sont ouvertes au débat sur le réchauffement et acceptent des articles critiquant l’hypothèse du réchauffement.
Il faut noter que sur leur site de vulgarisation du réchauffement climatique RealClimate.org les scientifiques mis en cause ne réfutent pas la réalité des emails controversés mais tentent de minimiser le scandale avec des explications parfois alambiquées. Pourrait-on craindre qu’une célèbre institution partenaire du CRU, le Hadley Centre qui compile les données mondiales utilisées par … la plupart des scientifiques du monde, ait le même comportement anti-scientifique ? Il se trouve que Peter Scott, scientifique réputé du Hadley Centre, a reçu des emails en direct ou copie, au contenu justement très compromettant. Les soupçons ne s’arrêtent pas là puisqu’en France le Professeur Vincent Courtillot, qui critique depuis peu les théories du réchauffement d’origine anthropique après les avoir soutenues – «comme tout le monde»- s’est plaint à plusieurs reprises de ne pouvoir obtenir les données du Hadley Centre. Mais que penser alors du travail « alarmiste » du GIEC quand on sait que les emails, dont certains très croustillants, concernent plusieurs contributeurs dudit GIEC, dont Michael Mann, célèbre pour sa courbe en forme de crosse de hockey instrumentalisée par Al Gore dans son film Une vérité qui dérange, mais depuis réfutée ?
En fait, il faut bien comprendre, comme le montrent ces emails, que les défenseurs de la thèse du réchauffement climatique d’origine anthropique entendent imposer leur vision comme «la science définitive» et la qualifient, à tort, de consensus. De Al Gore au GIEC, en passant par Nicolas Sarkozy (qui confond au passage effet de serre et trou dans la couche d’ozone sans que personne ne lui fasse remarquer…), les groupes écologistes, ou les scientifique du CRU, il n’est pas question de faire référence au débat qui a en réalité lieu en climatologie. Car, en face des défenseurs de la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine il y a effectivement une minorité de sceptiques qui ont de nombreuses publications et des arguments solides. Cette attitude de fermeture du débat scientifique est donc extrêmement grave. D’abord parce qu’elle tient de la religion. Ensuite parce qu’elle entend imposer une vision qui est aussi politique : les régulations fondées sur ces théories vont en effet changer la société et réellement menacer certaines libertés.
Ce que l’on sait moins c’est que comme dans le foot, il y a des intérêts qui poussent pour rester dans la tricherie. Pour l’équipe de France, chaque joueur touche gros en «primes» pour la qualification et l’entraîneur, Raymond Domenech, toucherait selon France Football 862 000 €. On comprend qu’il n’ait pas envie d’être fair-play et de rejouer le match…
Côté réchauffement, on n’est pas en reste. Si les médias font souvent remarquer que certains sceptiques sont financés par les grands groupes pétroliers, ils oublient les intérêts considérables en jeu du côté de ceux qui ont fait du réchauffement leur gagne-pain ou même leur machine à sous.
Phil Jones du CRU aurait par exemple récolté 13 millions de livres sterling depuis les années 90 grâce à son «thème de recherche». En fait depuis 1988 le financement de la recherche sur le réchauffement est passé de 180 millions de dollars de subventions au niveau mondial à …
6 milliards aujourd’hui. Le réchauffement ça rapporte !
Pas que pour les chercheurs d’ailleurs : les réglementations climatiques, notamment aux Etats-Unis, créeraient une augmentation fantastique des prix sur la Bourse climatique de Chicago, le CCX. Des sociétés d’investissement dans les risques sur le climat comme celle de … Al Gore (le monde est petit), Generation Investment Management, y gagneraient des millions de dollars. Al Gore a récemment été qualifié aux USA de futur premier «Climate Billionaire» (Milliardaire climatique). Des géants de la finance comme Goldman Sachs ont misé gros sur ce marché artificiel.
Comme pour le foot, gageons que les citoyens réagissent sainement au «ClimateGate» avant Copenhague et ouvrent les yeux sur les intentions et pratiques frauduleuses de certains défenseurs du catastrophisme climatique, ainsi que sur l’existence d’un débat scientifique sur la question.

* Analyste sur UnMondeLibre.org.
Articles publiés en collaboration avec www.unmondelibre.org


Par Emmanuel Martin *
Mardi 24 Novembre 2009

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