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“Fidaa” ou la naissance d’un héros

Le film a été tourné en grande partie à Safi




Après de longs mois de tournage,
le nouveau film du réalisateur marocain
Driss Chouika sera enfin dans les salles
à partir du 11 janvier courant.


Driss Chouika filme ses personnages avec l’élan d’un artiste et la rigueur d’un mathématicien. Normal, dira-t-on, puisque ce natif de Kelaâ Sraghna a  d’abord été professeur de mathématiques, dans un lycée, durant une quinzaine d’années, avant de troquer le tableau et la craie pour la caméra. La soixantaine bien sonnée, ce cinéaste réfractaire aux stigmates de l’âge, a signé un nouveau film “Fidaa” (Résistance), écrit par le journaliste et écrivain Aziz Satori, et  qui nous fait revivre une période particulièrement tumultueuse de l’Histoire du Maroc: les années 50. Le climat politique  et social est plus que tendu. Et les manifestations dans les rues de Casablanca sont de plus en plus nombreuses, sous l’impulsion des nationalistes.
 Abderrahmane, jeune mécanicien qui vit à Derb Ghallef, ne se décide pourtant  pas à rejoindre ceux qui manifestent régulièrement pour l’Indépendance du pays. Sa mère, Lalla Zhor, ne veut  surtout pas entendre parler de ça. Elle est nationaliste dans l’âme, mais elle refuse que son fils s’expose au danger. D’autant plus que son mari lui-même, le père de Abderrahmane, a trouvé la mort, en 1947, lors  des événements particulièrement sanglants de Casablanca. Et rien ne lui fera oublier ce terrible “coup des Sénégalais” (Darbat salighane). Pourtant,  le jeune Abderrahmane se trouvera confronté plus tard à un vrai dilemme lorsqu’il découvre que son propre beau-père est à la tête d’un réseau de collaborateurs, responsable de l’emprisonnement, voire de la mort de beaucoup de résistants… Ce qui l’amènera à prendre une décision  particulièrement difficile. Ainsi donc se dessine la trame de ce nouveau film de Driss Chouika, qui promet et dont  la sortie nationale est prévue pour le 11 janvier courant, à l’occasion de la commémoration par les Marocains du Manifeste de l'Indépendance.
«Il s’agit du premier film marocain sur la résistance armée au Maroc, qui fait revivre une étape particulièrement tumultueuse de l’Histoire du Maroc, à savoir la période qui va de l’exil du Roi Mohammed V à l'Indépendance du pays», lit-on dans un communiqué de la société de distribution «Younes Film».
Sélectionné dans la compétition officielle de la 17ème édition du Festival national du film (FNF) de Tanger, ainsi que dans plusieurs autres festivals nationaux et internationaux, les rôles principaux de ce drame d’une heure 49 minutes, sont interprétés par des jeunes et solides comédiens, dont Abdelilah Rachid, Rabiaa Rafie, Hakim Rachid, Ahmed Amrani, Saleh bensaleh et Aksel Ustun, ainsi que des comédiens chevronnés, tels que Mohamed Khouyi, Khadija Adly, Fadila Benmoussa, Driss Karimi, entre autres.
«Fidaa» (Résistance), un film sur l’amour, la vie et la trahison, sera donc prochainement projeté dans les salles de cinéma marocaines, notamment au Megarama de Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès, ainsi qu’au Rialto et Lynx à Casablanca, Le Colisée à Marrakech, ou encore Avenida à Tétouan.
Il est à noter que ce film a été tourné, en grande partie, à Safi. Un choix justifié, selon le réalisateur, par le fait qu’on trouve encore dans cette ville des lieux et espaces qui ressemblent à ceux de l’ancienne Médina de Casablanca où se sont déroulés les événements relatés dans le long métrage.
Rappelons enfin que Driss Chouika, natif de Kelaa Sraghna, a été membre du Bureau national de la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc de 1981 à 1989, il est actuellement secrétaire général de la Chambre nationale des producteurs de Films, secrétaire général de la coalition nationale pour le Développement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel. Il a fait sa formation en techniques cinématographiques dans des studios et laboratoires à Paris. Après avoir produit et réalisé plusieurs films de fiction, documentaires, téléfilms, spots publicitaires et émissions TV, il a réalisé son premier long métrage «Mabrouk» en 1999. En 2006, il a réalisé son deuxième film «Le jeu de l’amour», suivi en 2009, par «Finak alyam» (Destins croisés).

Mehdi Ouassat
Mardi 3 Janvier 2017

Lu 1195 fois


1.Posté par BOUET le 03/01/2017 23:14 (depuis mobile)
Bonsoir

Sortira t'il en France si non, ou le trouver

Merci

Un Français qui aime votre pays et qui aimerai connaître cette parti sombre de notre histoire, car elle fais parti de mon histoire aussi

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