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Festival international du film de Marrakech : Les Cinécoles pour une relève prometteuse




Ecoles du cinéma, encadrants, étudiants, critiques, cinéphiles, on doit tous se féliciter de la volonté du Président de la Fondation du FIFM, SAR le Prince Moulay Rachid. On doit se féliciter aussi de son amour pour le cinéma et sa détermination à aider les jeunes cinéastes, lauréats ou étudiants des écoles de cinéma du Maroc et offrir l’opportunité au gagnant de réaliser son second film dans de bonnes conditions. Cinécole nous a également permis de découvrir les films de beaucoup de jeunes talents.
Il faut le dire, les films étaient de vrais bijoux qui méritent d’être encouragés. Il y a certes des lacunes techniques dans les premiers films et raison de plus pour un projet de fin d’étude. Il y a aussi le problème du choix de sujet d’autant que chaque école a ses méthodes et sa politique. Cela nous pousse à faire un survol des sujets traités dans ces films. On découvrira une grande diversité de films mais un fil directeur commun.
La thématique comprend ainsi des sujets comme ceux de la  famille, la sexualité, la politique, l’éducation, l’invasion de la télévision et des médias, l’identité, les arts, les traditions et l’émigration. L’on remarque aussi que nombre de films relevant de l’ESAV de Marrakech abordent la thématique du sexe et leurs dialogues s’avèrent parfois vulgaires, voire futiles.
Les jeunes cinéastes doivent, dans ce cas, se rendre à l’évidence que lorsqu’on montre des scènes érotiques avec des dialogues vulgaires, l’on n’est pas nécessairement courageux et libéré. Certes, certains aspects relèvent de la réalité marocaine, mais  cela doit servir la trame, le scénario et une vision d’ensemble. Le cinéma marocain souffre, en effet, de certains stéréotypes qui font plaisir aux potentiels bailleurs de fonds étrangers. Dans nos films, il est surtout impérieux de raconter des histoires puisées dans le quotidien de la société marocaine. L’on doit ainsi distinguer la fiction de tout autre travail documentaire.
Et s’il y a un film qui a attiré l’attention, c’est bien celui de Mahassin Hachadi. Son court métrage respecte la formule et finit par une surprise. La réalisatrice a su tenir le spectateur en haleine et le guider vers une fin inattendue. Mais à un certain moment, on avait pitié d’elle et on sent qu’elle veut s’en débarrasser. Mais la force de ce court-métrage est dans le rythme et les ellipses. Cependant, ce que la réalisatrice a gagné en écriture et montage, l’a perdu au niveau du cadrage et de l’esthétique de l’image : la lumière plate, décor dépouillé, costume et maquillage. Mais c’est le meilleur film présenté. La réalisatrice avait maîtrisé les techniques d’écriture et de montage.
Pour s’exprimer, il faut être soi-même et donner libre cours à son imagination. Enfin, il serait souhaitable de donner une chance aux amateurs, anciens lauréats des écoles de formation ou passionnés de cinéma, de participer à cette compétition et avoir la possibilité de réaliser leurs rêves. 

Mohammed Hafidi
Lundi 9 Mai 2011

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