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Festival international du film amazigh à Agadir : Hommage aux Touaregs, projections et ateliers de formation




Festival international du film amazigh à Agadir : Hommage aux Touaregs, projections et ateliers de formation
Le Festival international du film amazigh organisé à Agadir par  l’Association Issni N’Ourgh, en partenariat avec la municipalité d’Agadir et des partenaires institutionnels et autres, qui en est à sa 6ème édition cette année, rendra hommage aux Touaregs (ou Imhagh) à travers la projection de nombreux films qui leur ont été consacrés.
En plus de la projection des films en compétition officielle, des ateliers de formation, des projections en plein air et des rencontres entre les professionnels, les organisateurs ont décidé d’organiser, cette année, un colloque international sous le thème : « Cinéma et mémoire ».
Plusieurs spécialistes, critiques et experts du cinéma, venus du Maroc et d’ailleurs, y prendront part et permettront ainsi au public du Festival Issni N’Ourgh d’élargir sa culture cinématographique aussi bien dans ses aspects théoriques que pratiques. A cette occasion, il est prévu la projection de films documentaires traitant des thématiques des droits de l’Homme et de la mémoire. S’imposant de lui-même, le thème Cinéma et mémoire poussera certainement cinéphiles avertis  et simples spectateurs à s’interroger sur  la  relation existant entre les deux champs choisis comme thème pour cette édition.
Par ailleurs, le développement des productions de films traitant du passé et de la mémoire, y compris les tristes épisodes  des années de plomb, non seulement au Maroc, mais également dans l’ensemble de l’Afrique du Nord et du Sahara (le pays des Touaregs ou Imuhagh), a permis au Festival international du film amazigh d’Agadir de consacrer un Grand Prix de la mémoire dès la 5ème édition, et ce suite à une recommandation  du jury de la 4ème édition présidée par le Tunisien Rachid Ferchiou. Ce prix a été décerné au film documentaire « Bougafer 33 » écrit par l’historien et  anthropologue Mustapha Qadery et mis en images par le jeune réalisateur gadiri Ahmed Baïdou.   
Le cinéma participe à la préservation de la mémoire collective, et la mémoire est la principale source qui alimente l’identité. Son exploitation par le cinéma participe ainsi de l’un des besoins vitaux de la société qui s’intéresse de plus en plus à tout ce qui a trait à sa culture et à son identité.
Il serait donc intéressant de dévoiler la mémoire historique du Maroc et de l’Afrique du Nord par le biais de l’exploration cinématographique, l’objectif étant d’approfondir nos connaissances sur notre propre mémoire et notamment celle qui concerne les droits de l’Homme depuis l’indépendance du Royaume.
Depuis que le Maroc a entamé le processus de règlement de l’épineux dossier de cette période sombre de son histoire à travers l’Instance Equité et Réconciliation, nous nous devons de continuer à diffuser et à développer la culture des droits de l’Homme par tous les moyens et surtout à travers la production cinématographique. Certains films en dialecte ont déjà ouvert la voie de la thématique des années de plomb, nous espérons que les productions en amazigh finiront par s’y intéresser afin de développer et alimenter nos connaissances dans ce domaine.
ll est à noter aussi que  de nombreux récits et témoignages poignants ont été recueillis lors des auditions publiques des victimes de cet épisode de notre histoire  et pourraient donc constituer  une riche source d’inspiration pour tous ceux qui souhaiteraient travailler sur la mémoire et sa relation avec les droits de l’Homme.
Enfin, à l’instar des éditions précédentes, un jury constitué de personnalités issues du monde artistique, décernera les trophées Issni N’Ourgh de la 6ème édition aux meilleurs films en compétition officielle.
Présidé par le journaliste et écrivain Rachid Niny, le jury de la     catégorie courts et longs métrages est composé de  Brahim El Mazned, directeur artistique du Festival Timitar, Ameur Cherqui, réalisateur et critique de cinéma, Djamila Amzal, actrice algérienne et Khalil Mano, réalisateur suisse.
Pour le film documentaire, les organisateurs ont désigné le poète, réalisateur et scénariste Hassan El Omari  pour présider le jury de cette catégorie. Il aura à ses côtés, Mohamed El Rhidani, journaliste à la SNRT, Zaïd Ouchna, écrivain et scénariste, HYPERLINK "https://www.facebook.com/bouachraouif"Farida Bouachraoui, professeur universitaire et photographe et Mohamed Bouzgou, producteur et réalisateur.

M’BARK CHBANI
Jeudi 13 Septembre 2012

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