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Festival du film de Toronto : “Et maintenant on va où?” gagne le Prix du meilleur film




Le film “Et maintenant on va où”, racontant la détermination d’un groupe de femmes à protéger leur village des menaces extérieures, a gagné ce dimanche le Prix du public du Festival international du film de Toronto, la distinction la plus convoitée de l’événement.
Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, le deuxième long-métrage de la réalisatrice d’origine libanaise, Nadine Labaki, met en vedette Claude Baz Moussawbaa, Layla Hakim, Yvonne Maalouf et Antoinette Nougaily. Ces femmes essaient de protéger leurs familles de la violence et du chagrin en distrayant, avec ingéniosité, les hommes de leur village.
Parmi les multiples stratagèmes, elles orchestrent la tromperie des hommes avec des danseuses ukrainiennes ou leurs servent des gâteaux au haschich lors d’une soirée dansante.
Le film, présenté à Cannes dans la section “Un certain regard” en mai dernier, suit le succès fulgurant du premier film de Nadine Labaki: “Caramel” en 2007.
“Une séparation” d’Asghar Farhadi et “Starbuck” de Ken Scott étaient aussi en lice pour le Prix du public.
Le public a décerné le Prix du meilleur documentaire à “The Island President” du Britannique Jon Shenk, un documentaire sur Mohammed Nasheed, le président des Maldives, qui mène un combat singulier contre le changement climatique.
Les deux hommes sont venus ensemble présenter le documentaire au Canada, profitant ainsi de cette visibilité pour alerter le monde sur le sort des 1.200 îles de l’archipel des Maldives, menacées de disparaître sous les eaux.
“Compte tenu de la gravité de la situation et comme nous avons des moyens limités, j’ai aussi pensé que ce film m’aiderait à faire passer mon message” a confié à l’AFP le président Nasheed.
Pour Jon Shenk, salué en 2003 pour son documentaire “Les garçons perdus du Soudan”, ce dernier film porte autant sur l’arrivée de la démocratie dans un pays entièrement musulman que sur les changements climatiques. Mais pour Mohammed Nasheed, il s’agit d’une lutte pour la survie.
Le Festival du film de Toronto, le plus grand en Amérique du Nord, est traditionnellement un évènement clé pour les Oscars car il est très suivi par les médias nord-américains. Mais contrairement aux festivals de Cannes et de Berlin, il n’accorde pas de prix du jury.
Cette année, le Festival du film de Toronto a été marqué par un rebond des ventes. Près de 4.000 acheteurs, soit 20 pour cent de plus que l’an dernier, ont suivi le festival.
Plus de 35 films ont été vendus pour la distribution en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du sud et en Australie. Les organisateurs s’attendent à ce que de nouvelles ventes soient annoncées dans les prochains jours.
Les principales acquisitions sont “Shame”, “Trishna”, “Wuthering Heights”, “Killer Joe”, “The Lady”, “Goon”, “God Bless America,” “Elles,” “Your Sister’s Sister,” “Into the Abyss” and “Sarah Palin — You Betcha!.”
“Bien que le marché reste prudent, les acheteurs ont trouvé un grand choix de films à Toronto”, a indiqué le co-directeur du festival, Cameron Bailey.

AFP
Mardi 20 Septembre 2011

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