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Festival de Fès des musiques sacrées du monde

L'Indienne Parvathy Baul et le Marocain Mehdi Nassouli emportent le public dans un voyage mystique dépaysant




En dépit de la pluie qui s’est abattue mardi soir sur la ville de Fès, le 22ème Festival des musiques sacrées du monde a poursuivi son activité avec des affiches alléchantes, dont le concert du duo Parvathy Baul (Inde) et Mehdi Nassouli (Maroc).
Le concert de la poétesse mystique indienne Parvathy Baul et de Mehdi Nassouli est entré dans une sorte de transe vocale où chaque artiste a donné la juste mesure de son art, rapporte la MAP.
Les deux artistes qui se sont produits dans la grande salle de Fès-Médina ont ainsi laissé le public sous le charme, lui offrant un voyage musical dépaysant conciliant l'art et le sacré. D’un tempo à un autre, la douceur du chant indien prend toujours le dessus, avant de "libérer la voie" à de belles séances de rythme gnaoui.
Parvathy Baul est une artiste hors norme. Dès l'âge de seize ans, elle a fait son éducation musicale chez le grand maître Sanathan Das Baul qui lui a transmis le répertoire et la spiritualité des Baul, un groupe de musiciens itinérants qui parcourent le Bengale, autrefois en bateau, maintenant souvent en train, en chantant des chants religieux.
Quant à Mehdi Nassouli, il est un jeune et charismatique artiste gnaoui spécialiste du "Hajhouj". Il parcourt le Maroc pendant 10 ans pour réaliser son voyage initiatique auprès de plusieurs mâalems, acquérant ainsi une solide connaissance de la tradition musicale gnaouie, de la daqqa, hmadcha ou encore du malhoune.
Les habitués de ce prestigieux festival organisé jusqu’au 14 mai courant, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ont également apprécié des chants traditionnels kurdes interprétés par le maître persan du kamânche Kayhan Kalhor et la chanteuse Aynur.
Les artistes se sont retrouvés pour une création qui, en contrepoint de l’actualité désastreuse au Proche-Orient, agit avec la force du symbole. Ils étaient entourés du pianiste de jazz azéri Salman Gambarov et de l’instrumentiste kurde Cemil Qoçgiri. Le quartet a réussi à aborder avec raffinement un répertoire imprégné des multiples influences de civilisations autrefois creuset de cultures somptueuses.
Soulignons que dans le cadre de la deuxième journée du Forum "Une âme pour la mondialisation"’ qui a réuni une pléiade d’intellectuels marocains et étrangers pour une réflexion sur la thématique générale de l’édition "Les femmes fondatrices", un hommage posthume a été rendu à Fatima Mernissi, sociologue, décédée récemment.
Selon les différents témoignages, Fatima Mernissi qui a abordé plusieurs questions intéressant la société marocaine (féminisme, islam et modernité), était une icône pour toute une génération d’intellectuels.

Vendredi 13 Mai 2016

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