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Fès s’investit dans le futurisme

Une ville universitaire cosmopolite verra prochainement le jour




Fès s’investit dans le futurisme
Une ville universitaire "futuriste" et intégrée, abritant plusieurs facultés, instituts et antennes marocaines d'universités étrangères, sera créée prochainement à Fès, a annoncé le président de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, Farissi Serghini.
Dans un entretien à la MAP, M. Serghini a indiqué que le projet de création de cette cité a été pensé de manière à relever les nombreux défis qui se dressent devant l'enseignement supérieur à Fès, à savoir la surcharge et la forte pression sur les différentes facultés, la hausse constante du nombre des nouveaux inscrits et la vétusté de certains équipements et infrastructures universitaires.
Cette cité, a-t-il expliqué, disposera de toutes les infrastructures dignes d'un enseignement universitaire moderne et en phase avec les changements rapides qui interviennent dans le secteur de l'enseignement et dans la société.
Il a ajouté que le projet de création de cette ville universitaire, qui vise à renforcer le rayonnement culturel et civilisationnel de Fès et à améliorer la qualité de la formation, a suscité l'adhésion de tous les partenaires de l'université, au Maroc et à l'étranger, précisant qu'un lot de terrain de près de 100 ha a été acquis à Aïn Chegag, dépendant de la province de Sefrou, pour abriter ce projet.
M. Serghini a souligné que l'aboutissement de cet important projet nécessite la conjugaison des efforts de tous les partenaires, publics et privés, pour contribuer à son financement, étant donné son impact très fort sur le développement de l'enseignement universitaire et la promotion de la recherche scientifique.
Selon lui, ce projet est à même de "résoudre tous les problèmes" qui entravent le développement de l'enseignement universitaire dans la région, en particulier les sureffectifs, un problème qui se pose avec acuité au début de chaque année universitaire.
Ainsi, a-t-il dit, quelque 25.000 nouveaux étudiants devront s'inscrire à la prochaine rentrée dans les différents instituts et facultés relevant de l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, qui accueille les bacheliers des régions de Fès-Boulemane et de Taza-Taounat-El Hoceima, ce qui portera à 100.000 étudiants l'effectif total de cette université, pour une capacité d'accueil limitée à 50.000 places.
"Il s'agit d'un chiffre énorme qui fera de l'université de Fès la plus grande au niveau national en termes d'étudiants inscrits", a-t-il dit.
M. Serghini a cité l'exemple de la faculté de médecine qui accueillera l'année prochaine 400 nouveaux étudiants pour atteindre le chiffre global de 1200 étudiants.
Pour faire face aux défis du sureffectif et du manque d'infrastructures, a-t-il affirmé, l'université a adopté une stratégie "ambitieuse" basée sur une utilisation rationnelle des ressources et le lancement de nombreux chantiers d'agrandissement des facultés et instituts, en plus de la création de nouveaux établissements universitaires, tels que l'Ecole nationale de commerce et de gestion et l'Ecole nationale des sciences appliquées.
Parallèlement à ces chantiers, a-t-il précisé, de grands efforts ont été consentis en vue de créer un équilibre entre les deux pôles universitaires que sont Dhar Mehraz et Saïss pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions. Il a souligné que les différents projets inscrits dans le programme d'urgence ont permis d'augmenter de manière sensible la capacité d'accueil de l'université de Fès, et qui devra atteindre 83.000 places en 2016 contre 27.000 en 2009.
Dans ce cadre, il a expliqué que l'université dispose de 210 filières dont 106 professionnelles, pour accompagner les besoins du marché de travail et les demandes de l'économie nationale en termes de ressources humaines qualifiées dans les domaines des technologies de l'information, la communication, la gestion, la comptabilité et l'environnement.
M. Serghini a assuré que l'université de Fès accorde une grande importance à la recherche scientifique et dispose à cet effet de 80 laboratoires qui ont un réseau de relations très denses avec d'autres instituts et laboratoires aux niveaux national et international, et qui ont été regroupés en pôles de recherche pour instaurer une complémentarité entre ces laboratoires et augmenter leur rendement.

MAP
Samedi 27 Juillet 2013

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